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Aménagements pour un élève dyslexique : ce qui change vraiment en classe

Cherchez « aménagements dyslexie » et vous tomberez sur des plans : PPRE, PAP, PPS, GEVA-Sco, MDPH. Or un plan n’aménage rien. C’est un contenant administratif : ce qui aide un élève, ce sont les gestes qu’on y écrit — et qu’on tient.

Cette page part donc de l’inverse : ce qu’on peut changer dès la prochaine séance, ce que la recherche a réellement mesuré, ce qui ne sert à rien malgré sa popularité, et pourquoi ce que vous mettez en place cette année conditionne le tiers-temps de l’examen dans trois ans.

Bureau d'enseignant : un même exercice imprimé en deux versions, l'une dense, l'autre aérée et espacée, posées côte à côte avec un surligneur
Par la rédaction de Différenciation — nous nous appuyons sur les textes officiels, les ressources diffusées par les académies et les travaux de recherche cités en fin de page. Notre méthode · qui nous sommes.

En bref

  • Un plan n’aménage rien. Un PAP est un cadre écrit ; ce qui aide l’élève, ce sont les gestes qu’il consigne. La circulaire elle-même demande de retenir les aménagements « indispensables » plutôt que de cocher une longue liste.
  • Le principe qui trie tout : dissocier l’accès à l’écrit de la compétence évaluée. Si l’exercice porte sur la proportionnalité, la lecture de l’énoncé ne doit pas décider de la note.
  • Un seul aménagement de mise en page a été mesuré avec un effet fort : l’espacement des lettres. Dans une étude publiée par PNAS en 2012 sur 74 enfants dyslexiques, il divise les erreurs de lecture par deux — sans entraînement, dès la première lecture.
  • ⚠️ Les polices dites « dys » n’apportent, elles, aucun bénéfice de lecture mesuré — trois études contrôlées le montrent, et les enfants leur préfèrent Arial. Le gain qu’on leur attribue vient surtout de l’espacement qu’elles imposent : voir quelle police choisir, et les réglages qui aident vraiment.
  • 🔴 Un PAP ne vaut pas aménagement d’examen. La demande est distincte, adressée aux services académiques, et elle se dépose en 4ᵉ pour le brevet, en seconde pour le baccalauréat.
  • Et le texte officiel fait le lien : les aménagements accordés à l’examen doivent être « en cohérence avec ceux accordés à l’élève au cours de sa scolarité ». Ce que vous faites cette année compte pour l’épreuve de dans trois ans.

Lundi matin

Si vous ne lisez qu’un bloc de cette page, lisez celui-ci.

  1. Aérez le document avant de le photocopier. Corps 14, interligne 1,5, espacement des lettres légèrement augmenté, alignement à gauche sans justification. Trois minutes de mise en page, et c’est le seul réglage dont l’effet soit chiffré. Le gain mesuré concerne les lecteurs en difficulté ; pour les autres, un document aéré est au pire neutre — ce qui suffit à en faire un réglage de classe.
  2. Donnez la consigne à l’oral en plus de l’écrit. Une seule fois, distinctement, avant que la classe commence. Vous verrez tout de suite qui butait sur la tâche et qui butait sur son accès.
  3. Décidez à l’avance ce que vous évaluez. Si ce n’est pas l’orthographe, elle ne compte pas dans la note — et vous le dites à l’élève avant, pas après. C’est l’aménagement qui coûte le moins cher et qui change le plus de choses.

Aucun de ces trois gestes ne suppose un dispositif, un budget ou un diagnostic. Lire une consigne à voix haute ou donner le plan du cours à l’avance profite d’ailleurs à toute la classe — c’est exactement le principe de la différenciation pédagogique.

Un plan n’aménage rien

C’est le malentendu le plus répandu sur ce sujet, et il est entretenu par presque tout ce qui s’écrit dessus. Les pages qui répondent à « aménagements scolaires » énumèrent des sigles : PPRE, PAI, PAP, PPS, ULIS, AESH, MDPH. On en ressort en sachant quel document demander, et pas du tout quoi faire du lundi au vendredi.

Or un plan est un contenant. Il formalise, il engage l’équipe, il suit l’élève d’une année sur l’autre et d’un établissement au suivant — ce sont de vraies fonctions, et c’est pour cela qu’il faut le demander. Mais il ne produit aucun effet par lui-même. Ce qui produit un effet, ce sont les lignes qu’on écrit dedans, et la constance avec laquelle chaque enseignant les applique.

Le texte officiel le dit d’ailleurs mieux que nous. La circulaire qui crée le plan d’accompagnement personnalisé recommande, au moment de le remplir : « Plutôt que de cocher un trop grand nombre d’items, il est préférable de mettre en évidence les aménagements et les adaptations pédagogiques indispensables ». Un PAP de trente cases cochées n’est pas un meilleur PAP : c’est un PAP que personne ne tiendra.

Le principe qui trie tout

Dissociez l’accès à l’écrit de la compétence que vous évaluez. Une dyslexie n’est pas un trouble du raisonnement : c’est une difficulté d’identification des mots écrits. Des troubles associés existent souvent — l’Inserm relève que près de 40 % des enfants concernés en cumulent plusieurs — mais ils se repèrent séparément. Chaque fois que l’écrit s’interpose entre lui et la tâche, vous mesurez son déchiffrage à la place de ce que vous vouliez mesurer. Tous les aménagements qui suivent découlent de cette phrase — et ceux qui n’en découlent pas ne servent en général à rien.

C’est aussi la logique retenue par l’Éducation nationale pour sa plateforme d’appui aux enseignants, Cap école inclusive, dont l’Éducation nationale résume ainsi le parti pris : « L’idée directrice était de privilégier l’entrée par les besoins et non par les troubles ». On n’aménage pas « pour une dyslexie ». On aménage pour un élève qui ne peut pas lire assez vite pour suivre — ce qui, en passant, concerne aussi des élèves sans aucun trouble.

Les aménagements qui changent quelque chose

Ce qui suit n’est pas un catalogue à cocher. C’est une liste courte, organisée par ce que l’aménagement débloque, avec pour chacun la raison — parce qu’un aménagement dont on ignore la raison est appliqué de travers dès la deuxième semaine — et ce qu’il ne faut pas faire.

Lire

L’aménagementPourquoiL’erreur à éviter
Lire la consigne à voix haute pour toute la classeSépare l’accès au texte de la tâche. Coûte trente secondes, ne stigmatise personne, et profite aux élèves allophones comme aux élèves distraits.Lire la consigne à l’élève seul, après coup, devant les autres. Le bénéfice pédagogique est le même ; le coût social est énorme.
Ne jamais faire lire à voix haute sans prévenirLa lecture publique est, de l’avis des équipes, le moment le plus exposé de la journée pour un élève dyslexique — et celui où s’installent les stratégies d’évitement.Supprimer complètement la lecture orale. Un passage court, préparé la veille, entretient la compétence sans humilier.
Autoriser une aide à la lecture par synthèse vocaleUne méta-analyse de 2018 portant sur 22 études et près de 3 000 élèves en difficulté de lecture trouve un effet positif sur la compréhension, réel mais modeste — et dont l’ampleur varie selon la méthode de mesure.L’introduire la semaine du contrôle. Le texte officiel des examens est explicite : ces aides « nécessitent une certaine habitude d’usage ». Un outil découvert le jour J dessert l’élève.
Réduire la quantité, pas la difficultéSix exercices bien faits renseignent davantage que douze bâclés. Ce qui coûte le plus à ces élèves n’est pas la complexité de la tâche mais le volume de déchiffrage qu’elle impose.Donner « les exercices faciles ». C’est une baisse d’exigence déguisée, et l’élève la repère immédiatement.

Écrire

L’aménagementPourquoiL’erreur à éviter
Fournir la trace écrite déjà tapéeLa copie au tableau est une double tâche : déchiffrer, mémoriser, transcrire. Elle consomme l’attention qui devait servir à comprendre, et la leçon recopiée comporte souvent assez d’erreurs pour devenir inutilisable à la maison.Donner un polycopié complet à trous zéro. L’élève décroche. Un texte à compléter sur les mots-clés maintient l’activité.
Accepter l’ordinateur, et l’installer tôtIl libère le geste graphique et permet la relecture. Mais la frappe s’apprend : elle est contre-productive tant qu’elle n’est pas fluide.Attendre la 3ᵉ. À l’examen, le candidat « doit prévoir l’utilisation de son propre matériel », Wi-Fi et Bluetooth désactivés — cela s’anticipe des années avant.
Dictée aménagée : à trous, réduite, ou à choixUne dictée intégrale mesure surtout la vitesse de transcription. La version à trous cible ce que vous enseignez réellement.⚠️ À l’épreuve de dictée du brevet, le correcteur d’orthographe est interdit par les textes : c’est la compétence même qui est évaluée. Le dire à la famille dès la 5ᵉ évite une déconvenue.
Ne pas exiger la double transcriptionRecopier au propre un travail déjà écrit double l’effort et multiplie les erreurs nouvelles. Le gain est nul.Sanctionner la présentation d’un travail dont le fond est juste.

Comprendre et mémoriser

L’aménagementPourquoiL’erreur à éviter
Une consigne = une actionUn énoncé qui enchaîne « lis, souligne, recopie et justifie » impose de tenir quatre instructions en mémoire pendant qu’on déchiffre. Le séquençage supprime cette surcharge.Numéroter les étapes sans les séparer visuellement. Un bloc de texte numéroté reste un bloc de texte.
Donner le plan avant le coursSavoir où l’on va réduit le coût de la prise de notes. C’est un aménagement d’anticipation, pas de compensation.Le distribuer à la fin. Il ne sert plus à rien.
Autoriser une trace mémoire pour les tables et les règlesL’automatisation des faits numériques et orthographiques est justement ce qui coûte le plus à ces élèves. Libérer cette charge permet de travailler le raisonnement.La retirer « pour l’évaluation ». Si l’outil est légitime pour apprendre, il l’est pour montrer ce qu’on a appris — sauf, bien sûr, quand c’est la règle elle-même qu’on évalue.
Temps supplémentaire, ou travail réduit — l’un ou l’autreUn tiers de temps sur un devoir déjà trop long ne fait qu’allonger la fatigue. Le temps ne compense que si la quantité est tenable.Accorder les deux sans y penser, ou n’accorder ni l’un ni l’autre parce que « ce ne serait pas juste pour les autres ».

Être évalué

C’est le terrain où les aménagements se perdent le plus souvent : ils tiennent en classe et s’effondrent au contrôle, exactement au moment où ils comptent. Trois règles suffisent.

  • Le sujet est aménagé comme le cours. Si les documents de la séquence sont aérés et les consignes séquencées, le devoir l’est aussi. Un élève qui découvre une mise en page dense le jour du contrôle perd le bénéfice de tout le trimestre.
  • On dit avant ce qu’on évalue. Annoncer « l’orthographe ne compte pas sur ce devoir » avant qu’il commence change la manière dont l’élève l’aborde. L’annoncer après, c’est une consolation.
  • L’oral vaut l’écrit quand c’est le savoir qu’on cherche. Une reprise orale de quatre questions en dit plus sur ce qui est acquis qu’une copie blanche. Elle demande dix minutes, pas une réforme.

Cette question rejoint directement celle de l’évaluation différenciée : évaluer autrement n’est pas évaluer moins.

Ma liste de rentrée

Douze points. En cocher quatre et les tenir vaut mieux que d’en cocher douze et n’en tenir aucun.

Ces douze points sont repris dans la fiche A4 imprimable, en bas de page.

Ce que la recherche mesure : l’espacement, pas la police

Sur les aménagements de mise en page, la documentation disponible en français est un empilement de conseils sans hiérarchie : changez la police, augmentez l’interligne, mettez du papier de couleur, imprimez sur fond crème. Tout est donné au même niveau de certitude. Ce n’est pas justifié : un seul de ces réglages a fait l’objet d’une démonstration expérimentale forte.

En 2012, une équipe italo-française publie dans Proceedings of the National Academy of Sciences une étude menée sur 74 enfants dyslexiques de 8 à 14 ans, dont 40 recrutés en France. Le protocole est simple : le même texte de 180 mots, lu deux fois à quinze jours d’intervalle, une fois en mise en page ordinaire, une fois avec l’espacement entre les lettres augmenté d’environ 2,5 points. Les phrases n’ont volontairement aucun lien entre elles, pour empêcher l’enfant de s’aider du contexte.

Le résultat, dans les termes des auteurs

« La manipulation de l’espacement des lettres a amélioré la précision de la lecture d’un facteur deux. » Autrement dit : deux fois moins d’erreurs. Sans entraînement, sans rééducation, dès la première lecture.

Le gain de vitesse est d’environ 0,3 syllabe par seconde — et les auteurs précisent qu’il « correspond à la progression moyenne d’une année scolaire » chez des enfants dyslexiques italiens, en référence à une étude longitudinale de suivi.

Trois précisions font toute la valeur de ce résultat, et elles sont presque toujours omises.

  • L’effet est spécifique. Sur un sous-groupe de trente enfants dyslexiques comparés à des témoins plus jeunes, appariés sur le niveau de lecture, le gain de précision est significatif chez les dyslexiques et ne l’est pas chez les témoins. Ce n’est pas un confort général : c’est la compensation d’une sensibilité particulière à l’encombrement visuel.
  • C’est l’espacement des lettres, pas l’interligne. Une seconde expérience, notée en double aveugle, égalise l’interligne entre les deux conditions : le bénéfice demeure. Ce qui compte est la distance entre les caractères.
  • L’effet est réversible. Sur un sous-groupe retesté deux mois plus tard, les performances suivent le format présenté. Ce n’est pas une rééducation, c’est une accessibilité — elle disparaît si on la retire. C’est aussi ce qui la rend légitime : on ne « soigne » pas, on donne accès.

Les auteurs rappellent d’ailleurs, en s’appuyant sur la littérature antérieure, que l’espacement standard semble optimal chez le lecteur adulte expert, où le modifier — dans un sens comme dans l’autre — dégrade la performance. Autrement dit : le bénéfice mesuré est celui des lecteurs en difficulté. Aérer un document de classe ne dessert personne, mais ce n’est pas pour les bons lecteurs qu’on le fait.

Et les polices « dys », alors ?

C’est l’aménagement le plus recommandé du web francophone, y compris par les pages les mieux placées sur cette question. Il se trouve que c’est aussi celui dont la recherche dit le plus clairement qu’il n’apporte rien.

ÉtudeEffectifRésultat
Kuster et coll., 2018170 enfants dyslexiques, puis 102 dyslexiques et 45 non-dyslexiquesNi plus rapide ni plus juste que l’Arial. La majorité des enfants préfère l’Arial. Les auteurs concluent que la police « n’apporte ni bénéfice ni gêne ».
Wery et Diliberto, 2017protocole à cas unique, traitements alternés, élèves d’élémentaireAucune amélioration, ni individuelle ni collective, sur la dénomination de lettres, la lecture de mots et de pseudo-mots. Aucun participant n’a déclaré préférer cette police.
Joseph et Powell, 202271 enfants de 8 à 12 ans, dont 37 dyslexiquesProtocole décisif : l’espacement est maintenu constant entre les deux polices. Résultat : aucune différence sur la lecture de mots ni de textes. Seule la dénomination de lettres isolées est un peu plus fluide — et pour tous les enfants, dyslexiques ou non.

Mises bout à bout, ces trois études racontent la même histoire, et elle est cohérente avec l’étude de 2012 : le bénéfice attribué aux polices « dys » vient pour l’essentiel de l’espacement qu’elles imposent, pas du dessin de leurs lettres. Une police classique bien réglée fait aussi bien — et les enfants la préfèrent, ce qui n’est pas un détail quand l’objectif est qu’ils lisent.

Une remarque de cohérence, puisque cette page propose elle-même un mode de lecture confort : de tous ses réglages, le seul appuyé par une démonstration expérimentale forte est l’espacement. La taille, l’interligne et la largeur de ligne relèvent de recommandations professionnelles. Quant au changement de police — ce mode bascule sur la fonte Lexend —, c’est un confort proposé, pas une mesure démontrée : nous le laissons parce que certains lecteurs le préfèrent, pas parce qu’une étude le recommande.

Adapter un document : les réglages, dans l’ordre

Voici les réglages tels qu’ils sont recommandés par la British Dyslexia Association, dont le guide de mise en forme fait référence depuis des années. Une réserve honnête, à garder en tête : ce sont des recommandations professionnelles, pas des résultats d’essais contrôlés. Le seul point de cette liste appuyé par une preuve expérimentale forte est l’espacement des lettres — c’est pour cela qu’il vient en premier.

  1. Espacement des lettres augmenté. Environ 35 % de la largeur moyenne d’un caractère. ⚠️ Un espacement excessif réduit la lisibilité : il s’agit d’aérer, pas d’écarteler.
  2. Espacement entre les mots. Au moins 3,5 fois l’espacement entre les lettres, pour que la frontière des mots reste évidente.
  3. Corps 12 à 14 points, ou l’équivalent à l’écran (16 à 19 pixels).
  4. Interligne 1,5.
  5. Alignement à gauche, jamais justifié. Le texte justifié fabrique des espaces irréguliers entre les mots — les « rivières » — qui font perdre la ligne.
  6. Gras pour l’emphase. Pas d’italique, pas de souligné : les deux collent les lettres entre elles.
  7. Pas de capitales en texte suivi. Les majuscules suppriment la silhouette du mot, qui est justement l’indice sur lequel s’appuie un lecteur en difficulté.
  8. Des phrases courtes — 60 à 70 caractères, et une seule colonne. Le multi-colonnes complique le retour à la ligne.
  9. Fond uni, clair mais pas blanc pur — le blanc peut éblouir. Crème ou pastel très doux, papier mat.

Une police sans empattement (Arial, Verdana, Calibri, Century Gothic, Open Sans) suffit. Inutile d’acheter quoi que ce soit.

Ne pas doubler la peine : l’orthographe et la note

C’est le point sur lequel les familles reviennent le plus, et celui que les textes traitent le moins directement. Aucune circulaire n’écrit « ne comptez pas l’orthographe ». Ce qui existe, c’est un principe de bon sens qu’il faut appliquer soi-même : on ne sanctionne pas deux fois la même difficulté dans la même note.

Concrètement, cela veut dire décider, avant de construire le devoir, ce que la note mesure. En histoire, si l’attendu est la capacité à confronter deux documents, l’orthographe n’entre pas dans le barème — et l’annoncer à l’élève avant qu’il compose fait partie de l’aménagement. En français, sur une évaluation de langue, elle entre évidemment : c’est la compétence visée. La distinction n’est pas une faveur, c’est une exigence de validité.

Un rappel utile pour les familles comme pour les équipes : selon l’Inserm, la dyslexie est très souvent associée à une difficulté à maîtriser l’orthographe. Une copie couverte de rouge n’apprend rien à un élève dont le trouble porte précisément sur l’orthographe ; trois erreurs ciblées et travaillées valent mieux que quarante soulignées.

Ce qui change au collège et au lycée

Le passage en sixième déplace le problème. En primaire, un seul enseignant tient les aménagements ; au collège, il faut que toute une équipe disciplinaire les tienne de la même manière. C’est là que la plupart des plans s’effritent — non par mauvaise volonté, mais parce que personne n’a le temps de relire un document de quatre pages avant chaque cours.

Trois adaptations comptent plus que les autres à ce niveau.

  • Une version courte du plan, une page, affichée dans le cahier de textes de l’équipe. Quatre lignes que chacun peut appliquer sans relire le document complet. C’est le professeur principal qui coordonne la mise en œuvre du plan d’accompagnement personnalisé au second degré : c’est donc à lui que revient cette synthèse.
  • Les langues vivantes, et l’anglais en particulier. Son orthographe est encore moins régulière que celle du français, et l’écart entre ce qu’on entend et ce qu’on écrit y est plus grand : c’est souvent la discipline où un élève qui progresse partout ailleurs décroche. Ce n’est pas un manque de travail, c’est le même trouble sur un système plus opaque.
  • Les énoncés de mathématiques et de sciences. Un problème est d’abord un texte. Séquencer l’énoncé, isoler la question, fournir les données en tableau : l’élève accède alors à ce qu’on voulait évaluer.

Et un point d’organisation qui devient décisif à partir de la quatrième : c’est maintenant qu’il faut installer les outils numériques que l’élève utilisera à l’examen. Les textes qui régissent les aménagements d’épreuves sont formels : ces aides « nécessitent une certaine habitude d’usage ». Un ordinateur donné en mars de l’année du brevet n’aide personne.

Quel plan, pour obtenir quoi

Les aménagements décrits plus haut ne demandent aucun document. Un plan devient utile quand il faut engager une équipe entière, faire suivre les aménagements d’une année sur l’autre, et ouvrir des droits. Voici la répartition, en une ligne chacun.

PlanQui décideCe qu’il apporte pour une dyslexie
PPREL’équipe pédagogiqueUne réponse rapide, sans avis médical, quand la difficulté est repérée mais non expliquée. Il est remplacé par le PAP si un trouble est constaté.
PAPLe chef d’établissement ou le directeur, après avis du médecin de l’Éducation nationale — pas la MDPHLe dispositif de référence pour la dyslexie. Il formalise les aménagements pédagogiques, se révise tous les ans et suit l’élève lors du passage au collège puis au lycée.
PPSLa commission des droits et de l’autonomie, via la MDPHNécessaire dès qu’il faut une aide humaine, l’attribution d’un matériel pédagogique adapté, une dispense d’enseignement ou un maintien en maternelle — les situations que la circulaire cite expressément comme relevant de la commission des droits et de l’autonomie, et non du PAP. Une orientation vers un dispositif spécialisé en relève également.

Deux précisions que la circulaire pose noir sur blanc et qu’on lit rarement. D’abord, le PAP « ne constitue pas pour les familles un préalable nécessaire à la saisine de la MDPH » : on n’est pas obligé de passer par lui avant de demander un PPS. Ensuite, il se révise tous les ans — un PAP écrit en CM1 et jamais rouvert n’est plus un aménagement, c’est un souvenir.

Le détail du choix entre ces plans, avec les délais réels et un arbre de décision, est traité dans notre comparatif des quatre plans. Si le dossier passe par la MDPH et que le GEVA-Sco vous paraît inexact, voyez comment le faire corriger. Pour le document lui-même — quel formulaire, qui le remplit, quoi écrire dans les cases —, voyez le GEVA-Sco comme outil de saisie. La page consacrée au PAP seul est en cours de rédaction.

Les examens : le PAP ne suffit pas

C’est l’erreur la plus répandue sur ce sujet, et elle se paye très cher. On lit couramment que le plan d’accompagnement personnalisé « permet d’obtenir un tiers-temps aux examens ». C’est faux.

Depuis le décret du 4 décembre 2020 et la circulaire qui l’accompagne, l’aménagement des épreuves d’examen fait l’objet d’une demande distincte, adressée à l’autorité administrative de l’Éducation nationale — et non à la MDPH —, aujourd’hui dématérialisée via l’application Incluscol. Le PAP n’ouvre pas un droit : il ouvre une procédure simplifiée.

ProcédurePour quiCe que ça change
SimplifiéeCandidat bénéficiant d’un PAP, d’un PAI ou d’un PPS accordé au titre d’un trouble du neuro-développement — ce qui est le cas de la dyslexie — avec un avis médical rendu au cours du cycle 4, ou en seconde pour le cycle terminalLa demande part directement aux services académiques, sans nouvelle consultation médicale. L’avis déjà rendu vaut.
ComplèteTous les autres. Et obligatoirement les candidats libres, ceux du CNED et des établissements hors contrat, même avec un PAPPassage par le médecin désigné par la commission des droits et de l’autonomie.

À noter : demander un aménagement non prévu par le plan, ou une majoration de temps supérieure au tiers, fait basculer en procédure complète.

Le calendrier que presque personne ne donne

La demande ne se dépose pas l’année de l’examen. Elle se dépose :

  • en classe de quatrième pour le diplôme national du brevet et le certificat de formation générale ;
  • en classe de seconde pour les baccalauréats général, technologique et professionnel ;
  • pour la fin du deuxième trimestre de l’année scolaire en cours, dans les deux cas.

Une aggravation ou un handicap constaté l’année même de l’examen fait exception. En dehors de ce cas, un élève sous PAP dont la demande n’a pas été déposée ne bénéficie d’aucun aménagement le jour de l’épreuve — et une demande tardive expose au risque qu’elle ne soit pas traitée à temps. Une demande déposée en quatrième vaut deux années scolaires, une demande déposée en seconde en vaut trois : c’est tout l’intérêt d’anticiper.

Ce que ces aménagements peuvent couvrir est large : conditions matérielles, aides techniques et humaines, majoration de temps « qui ne peut excéder le tiers du temps » — sauf situation exceptionnelle sur demande motivée du médecin —, conservation des notes pendant cinq ans, étalement des épreuves sur plusieurs sessions, adaptations ou dispenses d’épreuves.

Deux précisions opérationnelles utiles à connaître en amont. Le secrétaire qui écrit sous la dictée du candidat transcrit « sans correction de la syntaxe ou de la grammaire, sans modification du choix lexical » : ce n’est pas une aide à la rédaction. Et le correcteur d’orthographe est interdit pour les épreuves qui évaluent réglementairement l’orthographe — l’épreuve de dictée du brevet, notamment.

La phrase qui relie tout le reste

La circulaire l’écrit en gras dans le texte officiel : « Dans l’intérêt même du candidat, afin de ne pas l’exposer à des conditions de composition qui ne lui seraient pas familières, les aides et aménagements accordés doivent être en cohérence avec ceux accordés à l’élève au cours de sa scolarité. »

Un aménagement sans trace dans la scolarité est beaucoup plus difficile à obtenir — et, s’il l’était, ne servirait pas. C’est ce qui donne leur portée aux gestes du haut de cette page : ils ne compensent pas seulement aujourd’hui, ils construisent le dossier de dans trois ans.

Signalons enfin, par honnêteté, que la mise en œuvre est contestée : dans un communiqué du 13 avril 2026, la Fédération française des Dys estime que la dématérialisation, en confiant la saisie aux seuls chefs d’établissement pour la procédure simplifiée, « écarte toutes les familles », et fait état de « refus d’aménagements pourtant prévus par les textes ». Le Défenseur des droits a rappelé de son côté, en juin 2025, qu’un refus d’aménagement peut constituer une discrimination. La procédure complète et les recours feront l’objet d’une page dédiée.

La dyslexie est-elle un handicap ?

Juridiquement, oui. La loi du 11 février 2005 définit le handicap comme toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions — et elle cite explicitement les fonctions cognitives. Une dyslexie entre dans ce cadre, et c’est ce qui rend possible une reconnaissance par la maison départementale des personnes handicapées.

Mais la question que se posent les enseignants et les familles est presque toujours une autre : faut-il un dossier MDPH pour aménager ? Et là, la réponse est non — dans l’immense majorité des situations.

  • Tous les aménagements pédagogiques de cette page relèvent du PAP, qui ne passe pas par la MDPH mais par l’avis du médecin de l’Éducation nationale.
  • Les aménagements d’examens, le plus souvent aussi : avec un PAP, la demande part directement aux services académiques. Ce n’est qu’en procédure complète qu’un médecin désigné par la commission des droits et de l’autonomie intervient.
  • La MDPH devient nécessaire lorsqu’il faut une décision de la commission des droits et de l’autonomie. La circulaire cite une aide humaine, l’attribution d’un matériel pédagogique adapté, une dispense d’enseignement ou un maintien en maternelle — la liste est introduite par « notamment », elle n’est donc pas limitative. Une orientation vers un dispositif spécialisé en relève aussi.

Dire d’un élève qu’il est « en situation de handicap » n’ajoute donc rien à ce que vous pouvez faire pour lui dès demain. C’est une porte administrative, pas une condition pédagogique. La suite de ce parcours — constituer un dossier, lire une notification — sortira du champ de cette page.

Côté parents

Trois choses rendent une demande d’aménagement beaucoup plus solide, et aucune ne demande de connaissances juridiques.

  1. Demandez par écrit, et gardez une copie. Un courrier daté au directeur ou au chef d’établissement déclenche la procédure et laisse une trace. La demande peut être faite à tout moment de l’année.
  2. Apportez des exemples, pas des adjectifs. Deux copies, un cahier, le temps réellement passé sur un devoir un soir de semaine. C’est plus convaincant que « il est en grande difficulté ».
  3. Anticipez l’examen très tôt. Si votre enfant est en quatrième ou en seconde cette année, la demande d’aménagement d’épreuves se prépare maintenant, pas l’année du diplôme. C’est l’oubli le plus fréquent et le moins rattrapable.

Si un PAP vous est refusé ou n’est pas appliqué, des voies existent ; nous y consacrerons une page.

Ce qui ne marche pas

Ce champ attire beaucoup de solutions vendues comme décisives. Voici celles qu’il faut connaître pour ne pas les proposer — ou pour répondre à une famille qui vous en parle.

Faux

« Il faut une police spéciale pour les dyslexiques. »

Trois études, dont deux sur de larges effectifs, ne trouvent aucun bénéfice de lecture, et les enfants préfèrent l’Arial. Ce qui aide, c’est l’espacement, la taille et l’interligne — que n’importe quelle police classique permet de régler gratuitement.

Faux

« Des lunettes ou des filtres colorés corrigent la dyslexie. »

La position commune de l’Académie américaine de pédiatrie et de l’Académie américaine d’ophtalmologie, publiée en 2009 et réaffirmée en 2014, est sans ambiguïté : les preuves scientifiques n’établissent l’efficacité ni des exercices oculaires, ni des thérapies visuelles comportementales, ni des filtres ou verres teintés — et ces approches « ne devraient pas être recommandées ». Un détail éclairant, relevé par le rapport technique associé de 2011 : la méthode d’Irlen, la plus connue, a été présentée deux fois dans une émission américaine de grande écoute avant toute recherche la soutenant.

Faux

« Il est visuel, il faut lui enseigner visuellement. »

L’idée qu’on apprend mieux dans « son » canal sensoriel est une hypothèse testée et non confirmée — c’est la conclusion de la revue de Pashler et ses collègues, publiée en 2008. Attention à ne pas en tirer l’inverse : ce qui est réfuté, c’est l’appariement d’un élève à un style, pas l’intérêt de passer par plusieurs canaux, qui reste une bonne pratique pour toute la classe.

Faux

« Il existe un traitement postural qui règle la dyslexie. »

L’Inserm a évalué ce traitement dit proprioceptif dans un rapport de 2016. Sa conclusion : les rares études disponibles « sont d’une qualité méthodologique insuffisante pour pouvoir conclure », et le traitement a été associé à un accroissement du retard de lecture dans environ 10 % des cas, ce qui « doit inciter à la prudence ». Honnêteté oblige : le même rapport souligne que les méthodes traditionnelles de rééducation sont, elles aussi, insuffisamment évaluées.

Faux

« Aménager, c’est baisser le niveau. »

C’est l’objection la plus fréquente en salle des professeurs, et elle confond deux choses. Réduire la quantité de déchiffrage ne change pas l’exigence : elle la rend mesurable. Donner l’énoncé oralement en mathématiques ne facilite pas le problème, cela permet enfin d’évaluer le raisonnement plutôt que la lecture. Ce qui baisse réellement le niveau, c’est d’attendre moins d’un élève parce qu’on l’a étiqueté.

Questions fréquentes

Comment aider un élève dyslexique au collège quand on ne le voit que trois heures par semaine ?

En choisissant deux aménagements et en les tenant, plutôt qu’en essayant d’appliquer une liste. Le plus rentable pour un professeur de discipline : donner la trace écrite tapée, et lire les consignes à voix haute. Ces deux gestes ne coûtent rien en temps de cours et couvrent la majorité des situations. Le reste relève de la cohérence d’équipe, coordonnée par le professeur principal.

Faut-il un diagnostic pour aménager ?

Non. Rien ne vous empêche d’adapter vos documents et vos consignes dès demain, pour n’importe quel élève en difficulté de lecture. Un diagnostic devient nécessaire pour formaliser un plan et ouvrir des droits, pas pour changer une pratique. C’est d’ailleurs l’ordre recommandé : les mesures pédagogiques d’abord, la démarche de soins ensuite si elles ne suffisent pas.

Le tiers-temps est-il automatique avec un PAP ?

Non, deux fois non. En classe, le temps majoré est un aménagement parmi d’autres, à décider selon l’élève — et souvent moins utile qu’un devoir raccourci. À l’examen, il suppose une demande déposée dans les délais auprès des services académiques : le PAP ne fait qu’ouvrir une procédure simplifiée pour la déposer.

Quelle police et quelle taille utiliser pour mes documents ?

Une police sans empattement courante — Arial, Verdana, Calibri —, en corps 12 à 14, interligne 1,5, alignée à gauche sans justification, avec l’espacement des lettres légèrement augmenté. C’est ce dernier réglage qui compte le plus, et c’est le seul dont l’effet ait fait l’objet d’une démonstration expérimentale forte chez des enfants dyslexiques. Les polices vendues comme spécifiques n’apportent pas de bénéfice supplémentaire.

Peut-on ne pas compter l’orthographe dans la note ?

Oui, dès lors que l’orthographe n’est pas la compétence évaluée par ce devoir. C’est une décision pédagogique qui vous appartient, à prendre avant de construire le barème et à annoncer à l’élève avant qu’il compose. En revanche, sur une évaluation qui porte explicitement sur la langue, elle est évaluée comme pour tout le monde.

Un ordinateur est-il vraiment utile ?

Il l’est quand la frappe est fluide et les logiciels maîtrisés, et il dessert l’élève tant que ce n’est pas le cas. C’est pourquoi il s’installe tôt, en primaire ou en début de collège, et pas l’année de l’examen — les textes officiels demandent d’ailleurs « une certaine habitude d’usage » pour autoriser ce type d’aide aux épreuves. À noter : le financement d’un matériel pédagogique adapté relève de la MDPH, pas du PAP.

Les autres élèves vont-ils trouver ça injuste ?

C’est une question qui se pose beaucoup moins qu’on ne le craint, à une condition : que l’aménagement soit expliqué et, quand c’est possible, ouvert à tous. Un document aéré, une consigne lue à voix haute, un plan de cours donné à l’avance profitent à la classe entière — personne n’y voit un privilège. Les aménagements qui suscitent des réactions sont ceux qu’on donne discrètement à un seul élève sans jamais en dire un mot.

Combien d’élèves sont concernés dans une classe ?

Selon l’Inserm, les troubles spécifiques des apprentissages, tous confondus, concernent 5 à 7 % des enfants d’âge scolaire, soit un à deux élèves par classe, tandis que 15 à 20 % des enfants rencontrent des difficultés d’apprentissage, dont la plupart ne relèvent pas d’un trouble spécifique. Pour la dyslexie seule, la Fédération française des Dys avance 4 à 5 % d’une classe d’âge — en précisant elle-même qu’aucune étude fiable n’a établi de chiffre en France, et que les estimations vont de 1 à 10 % selon les seuils retenus. Le « 6 à 8 % » fréquemment cité désigne l’ensemble des troubles dys, pas la dyslexie.

Sources

  1. Ministère de l’Éducation nationale, circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015, « Le plan d’accompagnement personnalisé », Bulletin officiel n° 5 du 29 janvier 2015. Consulter
  2. Ministère de l’Éducation nationale, modèle national de plan d’accompagnement personnalisé (quatre fiches : maternelle, élémentaire, collège, lycée). Télécharger le formulaire
  3. Décret n° 2020-1523 du 4 décembre 2020 et circulaire du 8 décembre 2020 relatifs aux aménagements des examens et concours de l’enseignement scolaire, Bulletin officiel n° 47 du 10 décembre 2020.
  4. Éduscol, « Réglementation concernant les aménagements d’examens pour les élèves en situation de handicap », mise à jour février 2026. Consulter
  5. Circulaire du 14 mars 2022 (NOR MENE2204112C), puis circulaire du 17 juillet 2025 (NOR MENE2506522C), Bulletin officiel n° 31 du 21 août 2025 : ces deux textes remplacent successivement les formulaires de demande, sans modifier la procédure. Les formulaires en vigueur sont ceux de 2025, applicables à compter de la session 2026.
  6. Éduscol, « Incluscol, application des demandes d’aménagements d’examen ». Consulter
  7. Éduscol, « Enseigner à des élèves à besoins éducatifs particuliers ». Consulter
  8. Réseau Canopé, plateforme Cap école inclusive — grille d’observation, fiches pédagogiques, carte des personnes ressources. Consulter
  9. Éduscol, « Liste des aménagements au sein du livret de parcours inclusif », février 2026. Télécharger (PDF)
  10. Zorzi M., Barbiero C., Facoetti A., Lonciari I., Carrozzi M., Montico M., Bravar L., George F., Pech-Georgel C., Ziegler J. C., « Extra-large letter spacing improves reading in dyslexia », Proceedings of the National Academy of Sciences, 2012, vol. 109, n° 28, p. 11455-11459.
  11. Kuster S. M., van Weerdenburg M., Gompel M., Bosman A. M. T., « Dyslexie font does not benefit reading in children with or without dyslexia », Annals of Dyslexia, 2018, vol. 68, n° 1, p. 25-42.
  12. Wery J. J., Diliberto J. A., « The effect of a specialized dyslexia font, OpenDyslexic, on reading rate and accuracy », Annals of Dyslexia, 2017, vol. 67, n° 2, p. 114-127.
  13. Joseph H., Powell D., « Does a specialist typeface affect how fluently children with and without dyslexia process letters, words, and passages ? », Dyslexia, 2022.
  14. Wood S. G., Moxley J. H., Tighe E. L., Wagner R. K., « Does use of text-to-speech and related read-aloud tools improve reading comprehension for students with reading disabilities ? A meta-analysis », Journal of Learning Disabilities, 2018, vol. 51, n° 1, p. 73-84.
  15. British Dyslexia Association, Dyslexia Style Guide, 2023. Consulter
  16. American Academy of Pediatrics, American Academy of Ophthalmology, AAPOS, AACO, « Learning Disabilities, Dyslexia, and Vision », déclaration commune, Pediatrics, août 2009, vol. 124, n° 2, p. 837-844 — réaffirmée en juillet 2014. Rapport technique associé : Pediatrics, 2011, vol. 127, p. e818-e856.
  17. Gueguen J., Hassler C., Falissard B., « Évaluation de l’efficacité du traitement proprioceptif de la dyslexie », Inserm, rapport thématique, juillet 2016 — le rapport comporte un droit de réponse en fin de document. Consulter
  18. Pashler H., McDaniel M., Rohrer D., Bjork R., « Learning Styles : Concepts and Evidence », Psychological Science in the Public Interest, 2008, vol. 9, n° 3, p. 105-119.
  19. Inserm, dossier « Troubles spécifiques des apprentissages », publié le 5 juillet 2017, modifié le 24 octobre 2019. Consulter
  20. Fédération française des Dys, « Troubles Dys », contribution du comité scientifique. Consulter
  21. Fédération française des Dys, communiqué du 13 avril 2026, « Les Dys et les aménagements aux examens : un échec ! ». Consulter

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Douze aménagements sur une page A4

La liste de rentrée, les réglages de mise en page qui comptent, ce qu’il ne faut pas proposer, et les deux échéances à ne pas manquer pour les examens. Conçue pour être imprimée et affichée.

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