Trier · Décider · Écrire
Multi-dys : plusieurs troubles chez le même élève, et par quoi commencer
Il y a dans votre classe un élève dont le dossier accumule les noms. Dyslexie, dysorthographie, un bilan qui parle de coordination, une enseignante de l’an dernier qui mentionnait l’attention. On vous a peut-être dit qu’il était « multi-dys ». Vous avez un plan d’accompagnement de deux pages, vingt-huit élèves, et douze minutes pour préparer demain.
Premier point à poser, parce qu’il change la suite : « multi-dys » n’est un diagnostic dans aucune classification. Le mot n’apparaît dans aucune des classifications ni dans aucun des documents officiels français qui les restituent — ni dans la CIM-11, ni dans les guides de la Haute Autorité de santé, ni sur Éduscol. Cette page l’emploie quand même, parce que c’est le mot que les familles et les collègues utilisent — sans jamais le faire passer pour autre chose qu’un usage de couloir.
Ce que cette page propose est une décision : lequel de ces troubles gêne le plus, sur la tâche que l’élève a devant lui, maintenant — le reste, besoins éducatifs particuliers, dispositif, dossier, en découle.

En bref
- « Multi-dys » n’est un diagnostic dans aucune classification. Le mot désigne un cumul, il ne le qualifie pas.
- Dyslexie + dyscalculie, ce n’est pas la même chose que dyslexie + TDAH. Dans le premier cas, les classifications décrivent un seul trouble à plusieurs domaines touchés ; dans le second, deux troubles distincts.
- Quatre troubles n’appellent pas quatre fois plus d’aménagements. La circulaire du 22 janvier 2015 écrit : « Plutôt que de cocher un trop grand nombre d’items, il est préférable de mettre en évidence les aménagements et les adaptations pédagogiques indispensables. »
- Ce n’est pas le nombre de troubles qui fait basculer du PAP vers le PPS, c’est la nature du besoin — la circulaire cite « notamment » l’aide humaine, le matériel pédagogique adapté, la dispense d’enseignement, le maintien en maternelle — et le fait d’avoir des droits déjà ouverts au titre du handicap.
- On n’attend ni le plan ni la MDPH pour aménager. La Haute Autorité de santé recommande de mettre en place les aménagements « avant même la formalisation du PAP ou la saisine de la MDPH ».
« Multi-dys » : un mot de couloir, pas un diagnostic
Le mot circule partout : dans les dossiers, dans les salles des maîtres, sur les forums de parents. Il désigne quelque chose de réel — un élève qui cumule. Mais il ne dit pas quoi il cumule, et cette imprécision se paie au moment d’écrire un dossier ou de choisir un aménagement. Voici ce que les classifications disent réellement.
Ce que disent réellement les classifications
Les deux classifications de référence sont construites de la même façon, et ce n’est pas celle qu’on imagine.
La CIM-11 range la lecture, l’expression écrite et le calcul sous un seul code, 6A03, avec des spécificateurs de domaine. Sa fiche précise que « Multiple specifiers may be used to reflect limitations in multiple skills » — plusieurs spécificateurs peuvent être utilisés pour rendre compte de limitations dans plusieurs domaines. (La traduction est de nous ; la fiche est en anglais.) Autrement dit : un élève « dyslexique et dyscalculique » relève d’un trouble à deux domaines touchés, pas de deux troubles.
Le DSM-5 procède de même. La Haute Autorité de santé, dans son guide de décembre 2017, restitue la liste :
Trouble spécifique des apprentissages : avec déficit en lecture (appelé communément « dyslexies »), avec déficit de l’expression écrite (appelé communément « dysorthographies »), avec déficit du calcul (appelé communément « dyscalculies »)
Haute Autorité de santé, guide parcours de soins TSLA, décembre 2017
En revanche, le trouble développemental de la coordination — la dyspraxie —, le trouble du langage — la dysphasie — et le TDAH sont, dans les deux classifications, des entités distinctes : là, il y a bien deux diagnostics.
La frontière que vous croyez voir dans un dossier recouvre donc deux réalités différentes — et « multi-dys » les confond.
D’où vient le mot, et pourquoi même ceux qui le contestent l’emploient
Une recherche universitaire publiée en 2022 sur le parcours d’un élève de cinquième donne l’origine du mot sans détour : la mère de l’élève reprend « la désignation orale des professionnels » qui accompagnent son fils, et le qualifie avec l’expression « multi-dys ». Ce n’est pas une catégorie descendue des classifications vers les familles : c’est une commodité de langage remontée des couloirs vers les dossiers.
D’où la situation la plus révélatrice de ce sujet : des professionnels contestent le mot et l’emploient en même temps. Un institut spécialisé a publié un message expliquant que « multidys » ne renvoie ni à un trouble ni à un diagnostic précis et qu’il entretient l’imprécision — tout en maintenant sur son propre site une page où un trouble dys est décrit comme spécifique, « mais il peut y avoir plusieurs troubles Dys en même temps (un « multi-dys ») ».
Ce que ça change quand vous écrivez un dossier
Le mot est acceptable à l’oral, pour dire vite à un collègue de quoi il s’agit.
Il ne l’est plus dès que vous écrivez un document destiné à quelqu’un qui ne connaît pas l’élève : plan d’accompagnement, compte rendu d’équipe éducative, dossier pour la maison départementale. Là, on ne demande pas « une reconnaissance multi-dys » : on nomme chaque trouble constaté, séparément, avec ce qui le documente. Qui lit « multi-dys » ne sait pas si l’élève a un trouble des apprentissages à trois domaines ou trois troubles distincts — et ces deux situations n’appellent ni les mêmes aménagements ni la même instruction.
Ce que l’élève cumule vraiment : trois situations à ne pas confondre
Sous le même mot, trois configurations. Elles ne se repèrent pas de la même façon, elles ne se nomment pas de la même façon dans un dossier, et surtout elles ne bougent pas les mêmes leviers en classe. Les distinguer prend cinq minutes une fois, et fait gagner du temps toute l’année.
Plusieurs domaines touchés, un seul trouble
C’est la configuration la plus courante sous ce mot, et la moins bien nommée. L’élève a des difficultés durables en lecture et en orthographe, parfois en calcul : dans les classifications, un trouble spécifique des apprentissages avec plusieurs domaines déficitaires.
Les chiffres se manient avec précaution. Le dossier de l’Inserm consacré aux troubles spécifiques des apprentissages, dans sa version de 2019, indique que « dans près de 40 % des cas, un enfant concerné par un trouble spécifique des apprentissages présente plusieurs troubles ». Mais l’expertise collective de l’Inserm de 2007 pose une réserve qu’aucune page grand public ne reprend :
Il n’existe pas de données permettant d’évaluer la prévalence des comorbidités au sein de l’ensemble de la population dyslexique.
Inserm, expertise collective Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, 2007, chapitre 12
Les proportions qui circulent viennent le plus souvent de consultations hospitalières, qui voient les cas les plus lourds. Retenez l’ordre de grandeur, pas la décimale : cumuler est courant, et on ne sait pas dire à quel point.
En classe, ce qui compte est ailleurs : plusieurs domaines touchés par le même trouble se compensent souvent par les mêmes stratégies — c’est le cas le plus favorable à un aménagement resserré. Voir aussi la dyslexie en classe et la dysgraphie.
Un trouble des apprentissages et un TDAH : deux troubles distincts
Ici, il y a bien deux diagnostics, et ils ne se prennent pas en charge de la même façon : le trouble des apprentissages se compense et s’aménage — la Haute Autorité de santé rappelle qu’il persiste tout au long de la vie — là où le TDAH relève d’un suivi propre.
La seule fourchette référencée dont on dispose vient de l’expertise collective de l’Inserm de 2007 — elle est datée, et elle raisonne dans une classification antérieure :
il est admis que 25 à 40 % des enfants hyperactifs souffrent de troubles de lecture […], alors que 15 à 40 % des dyslexiques remplissent les critères de déficit d’attention avec hyperactivité
Inserm, expertise collective Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, 2007, chapitre 12
Fourchettes larges, bidirectionnelles : c’est ce que l’on a de mieux.
Deux précisions évitent des erreurs de lecture fréquentes.
D’abord, la CIM-11 prévoit explicitement le cas de l’élève qui a du mal à réguler son attention sans avoir de TDAH : sa fiche indique que beaucoup de personnes concernées par un trouble développemental des apprentissages ont des difficultés marquées à réguler leur attention, sans que ces difficultés justifient un diagnostic distinct. C’est la situation que l’on prend souvent pour une comorbidité — ce que les médecins appellent ainsi, c’est-à-dire deux troubles distincts chez la même personne — et ce n’en est pas une.
Ensuite, la classification a levé un verrou : la Haute Autorité de santé note, en juillet 2024, que le DSM-5-TR ne fait plus du trouble du spectre de l’autisme un critère d’exclusion du TDAH.
Haut potentiel et trouble dys : la situation dont tout le monde parle mal
C’est la configuration sur laquelle on lit le plus d’approximations.
Le haut potentiel n’augmente pas le risque d’avoir un trouble dys. Deux sources indépendantes vont dans ce sens : l’expertise collective de l’Inserm de 2007, qui écrit que « les estimations les plus basses indiquent que 2 à 10 % des enfants enrôlés dans les études américaines sur les surdoués souffrent également de troubles spécifiques d’apprentissage […], ce qui n’est pas significativement plus fréquent que dans la population générale, mais environ 40 % des écoliers surdoués ne sont pas diagnostiqués avant le lycée » ; et le vademecum du ministère de l’Éducation nationale consacré aux élèves à haut potentiel, qui écrit qu’il peut coexister, « comme chez tout enfant », des troubles spécifiques du langage et des apprentissages ou un trouble de déficit de l’attention. La même expertise ajoute que « les travaux statistiques sur l’association entre précocité et troubles d’apprentissage sont rares ».
En revanche, l’inverse ne se dit pas de la même façon. Parmi les enfants suivis pour un trouble d’apprentissage, la même expertise relève environ 12 % d’enfants identifiés précoces contre moins de 2,5 % attendus en population générale, et juge l’écart « pour le moins, massif » — en rappelant aussitôt qu’une consultation hospitalière ne voit pas un échantillon représentatif. Autrement dit : rien n’autorise à dire qu’un élève à haut potentiel risque davantage d’être dys ; on ne peut pas dire l’inverse aussi vite.
Elle démonte au passage un chiffre qui circule beaucoup. Sur une cohorte hospitalière, 68 % des enfants identifiés à la fois précoces et en difficulté d’apprentissage étaient dyslexiques — et le texte se réfute lui-même dans la foulée :
Ces chiffres ne signifient pas que 68 % des enfants précoces ont des difficultés de lecture, puisque ce recrutement ne concernait que les enfants souffrant de difficultés d’apprentissage, ce qui n’est pas le cas de tous les enfants précoces…
Inserm, expertise collective Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, 2007, chapitre 12
La réfutation est dans la source ; elle n’empêche pas le chiffre de circuler sans elle.
Ce qui est réel, en revanche, c’est le masquage, et il joue dans les deux sens : le potentiel compense assez pour que le trouble ne se voie pas, le trouble abaisse assez les résultats pour que le potentiel ne se voie pas non plus. L’élève rend un travail moyen, ne dérange pas, et tient par un effort dont personne ne mesure le coût. L’expertise collective décrit cette catégorie : des enfants « non identifiés comme précoces ni comme dyslexiques, et dont la réussite scolaire, en général moyenne, nécessite des efforts constants et démesurés par rapport à leurs véritables compétences ».
⚠️ Et la confusion peut se produire dans l’autre sens. Une agitation, une inattention, un travail bâclé ne signent aucun trouble par eux-mêmes : ils peuvent aussi bien venir de l’ennui ou de l’anxiété. Ce n’est pas « le potentiel qui masque le trouble » à sens unique : c’est une ressemblance de surface entre des situations différentes, et elle ne se lève ni par une intuition ni depuis la classe — seul un bilan tranche.
Pour ce que vous pouvez décider en classe, la page dédiée traite la question en détail : un élève à haut potentiel dans votre classe.
| Ce que vous observez | Comment ça se nomme réellement | Ce que ça change dans le dossier | Ce que ça change en classe |
|---|---|---|---|
| Difficultés en lecture, orthographe, parfois calcul | Un trouble des apprentissages, plusieurs domaines touchés | On nomme chaque domaine déficitaire | Les aménagements se recoupent largement |
| Difficultés d’apprentissage et d’attention ou de coordination | Deux troubles distincts | On nomme chaque trouble, avec son bilan | Les aménagements peuvent se contredire — voir plus bas |
| Résultats moyens, effort visible, aucune étiquette qui tienne | Rien, tant qu’aucun bilan n’a été fait | Un écrit d’observation, pas un diagnostic | On aménage quand même — voir plus bas |
La seule question utile en classe : lequel gêne, sur cette tâche-là
Face à un dossier qui empile les noms, le réflexe est de chercher à tout couvrir. C’est le mauvais réflexe, et il existe une raison de fond de ne pas le suivre : les classifications elles-mêmes décrivent des troubles qui pèsent séparément sur les activités. Ce qui autorise, et même impose, de trancher.
La phrase qui autorise à trancher
Il y a un fondement à cela dans la manière dont les classifications décrivent le cumul. La fiche « Troubles dys au sein des TND » de la Maison de l’autisme, portail d’État de la filière des troubles du neurodéveloppement, restitue ainsi le DSM-5 : les troubles associés
peuvent rendre l’évaluation et le diagnostic différentiel plus difficiles, parce que chacun des troubles coexistant interfère indépendamment avec l’exécution d’activités de la vie quotidienne, dont l’apprentissage.
DSM-5, cité par la fiche « Troubles dys au sein des TND », La Maison de l’autisme et ses troubles associés
La phrase est écrite pour le diagnostic, pas pour la classe. Mais ce qu’elle pose vaut aussi devant un cahier : si chaque trouble pèse indépendamment, alors sur une tâche donnée — copier une consigne, lire un énoncé, rédiger dix lignes — ils ne pèsent pas tous pareil. Il y en a un qui décide, et ce n’est pas forcément le même à la tâche suivante.
Regarder la tâche, pas l’élève
La méthode tient en trois temps, et elle se fait à froid, une fois, en préparant la séquence.
Un. Nommez la tâche, précisément. Pas « il a du mal à l’écrit » mais « recopier au propre une consigne écrite au tableau ».
Deux. Demandez ce qui bloque dans cette tâche-là. Le déchiffrage ? Le maintien de l’information pendant le trajet œil-cahier ? Le geste ? La tenue de l’attention sur la durée ?
Trois. Ne posez que l’aménagement qui lève ce blocage. Un seul. Vous verrez à l’usage s’il en faut un second.
C’est le seul temps qui produise un aménagement tenable toute l’année — et vous verrez plus loin que la conséquence n’est pas que pédagogique. Sur la manière d’évaluer un élève dont on a modifié la tâche, évaluer autrement traite la question à part.
| La tâche | Ce qui peut bloquer, selon le trouble en cause | L’aménagement qui lève le plus, en premier |
|---|---|---|
| Recopier une consigne écrite au tableau | Le déchiffrage · le maintien en mémoire pendant le trajet · le geste graphique | Donner la consigne déjà écrite sur le support de l’élève |
| Lire un énoncé de problème | Le déchiffrage · la compréhension une fois le déchiffrage coûteux · le traitement du nombre | Lire l’énoncé à voix haute, ou le faire lire par un pair |
| Rédiger dix lignes | Le geste · l’orthographe · la planification du propos | Séparer les deux exigences : accepter un jet, corriger sur un extrait |
| Apprendre une leçon | L’entrée par la lecture · la tenue de l’attention · l’organisation | Réduire la quantité, pas l’exigence — une leçon plus courte, complète |
Quatre troubles n’appellent pas quatre fois plus d’aménagements

C’est le point sur lequel une page comme celle-ci doit être prudente, parce qu’il est facile de dire « ne surchargez pas » puis de livrer une liste de quinze mesures. Il y a une consigne officielle sur ce point, elle est adressée aux enseignants, et presque personne ne la cite.
La consigne officielle, et elle vous est adressée
La circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015, qui institue le plan d’accompagnement personnalisé, ajoute, dans son paragraphe sur le formulaire :
Ce document propose une liste non exhaustive d’adaptations et d’aménagements possibles. Plutôt que de cocher un trop grand nombre d’items, il est préférable de mettre en évidence les aménagements et les adaptations pédagogiques indispensables. Il s’agit avant tout, pour l’enseignant, de centrer son action sur des aménagements et adaptations qui pourront être poursuivis tout au long de l’année scolaire.
Circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015, Le plan d’accompagnement personnalisé, § 3
Trois choses méritent d’être relevées. Le texte parle de « liste non exhaustive » : le formulaire n’est pas un inventaire à remplir. Il emploie « indispensables », pas « utiles ». Et il donne le critère de sélection : ce qui pourra être tenu toute l’année.
C’est une consigne de hiérarchisation, dans le texte même qui crée le dispositif — et elle vise exactement l’élève pour qui la tentation de tout cocher est maximale.
Ce qui se recoupe, et ce qui ne se recoupe pas
Plutôt qu’une liste, un tri en trois familles. C’est ce tri qui manque presque partout.
Ce qui aide quel que soit le trouble en cause. Les gestes les moins coûteux : ils ne se contredisent jamais entre eux, bénéficient à toute la classe et ne supposent aucun diagnostic. Ce sont ceux qu’on pose en premier — détaillés plus bas, avec leur formulation officielle.
Ce qui est spécifique d’un trouble. Un logiciel de dictée vocale, un plan incliné, une calculatrice autorisée : chacun répond à un blocage précis, et chacun ajoute une manipulation, un objet sur la table, une consigne d’usage à retenir. On en pose un, on regarde s’il sert, on en pose un autre.
Ce qui se contredit d’un trouble à l’autre. C’est la famille dont on parle le moins, et celle qui produit les échecs les plus discrets : un aménagement pensé pour un trouble peut aggraver un autre trouble présent chez le même élève.
Quand l’empilement se retourne contre l’élève
Prenez le texte à trous. C’est un aménagement classique et justifié : il dispense d’écrire beaucoup, ce qui soulage un élève dont le geste graphique n’est pas automatisé.
Mais il fait autre chose en même temps : il fragmente. Il oblige à passer d’une lecture à une écriture, puis à retrouver le fil, plusieurs fois par exercice. Pour un élève dont c’est précisément la continuité qui est fragile — l’attention décroche, ou le déchiffrage est coûteux et chaque reprise le relance à zéro — le même aménagement soulage un trouble et charge l’autre.
Ce n’est pas un cas isolé, c’est le mécanisme : les consignes exclusivement orales soulagent la lecture et pénalisent l’attention ; l’ordinateur règle le geste et introduit une charge d’usage ; le temps supplémentaire aide sur une tâche courte et fatigue sur une épreuve longue.
D’où la règle de conduite : on ne juxtapose pas des aménagements venus de deux fiches différentes sans vérifier qu’ils tiennent ensemble sur une tâche réelle.
Ce que vous pouvez faire tant qu’aucun bilan n’est revenu
C’est la situation la plus fréquente, et celle dont on trouve le moins de traces : les bilans sont demandés, les délais sont longs, l’année avance. Beaucoup d’enseignants attendent, par prudence ou par crainte de mal faire. Les recommandations disent l’inverse, et elles le disent explicitement.
Vous n’avez pas besoin d’un diagnostic pour aménager
La Haute Autorité de santé, dans sa recommandation de juillet 2024, écrit :
Il est recommandé que les aménagements pédagogiques soient mis en place le plus rapidement possible, avant même la formalisation du PAP ou la saisine de la MDPH.
Haute Autorité de santé, recommandation TDAH, juillet 2024
Elle lève un blocage réel : attendre le plan pour aménager, c’est perdre un ou deux trimestres. Le même document rappelle qu’un dispositif existe pour cette période d’attente : le programme personnalisé de réussite éducative « permet à l’enfant de bénéficier rapidement d’un soutien pédagogique spécifique, dans l’attente de la mise en place d’un PAP ». Il se décide dans l’école et peut être mis en œuvre sans attendre le diagnostic.
Ce que vous ne pouvez pas faire, c’est écrire un diagnostic. Décrire ce que vous observez, oui : « il n’a pas fini la moitié des copies ce trimestre » est une information utile ; « c’est sûrement une dyspraxie » ne l’est pas, et peut orienter à tort le bilan qui suivra.
Il y a en revanche un moment où la situation dépasse ce qui se règle en classe. Le guide de la Haute Autorité de santé de décembre 2017 énonce les signaux qui justifient d’orienter vers une équipe spécialisée : une « suspicion de comorbidités », un « besoin de coordination » avec « priorisation des prises en charge », une « réponse insuffisante à la prise en charge de première intention ». Un élève qui cumule coche souvent les trois.
Les gestes qui ne se trompent jamais
Quatre gestes, rattachés à une tâche, qu’on peut poser sans savoir quel trouble est en cause : ils aident dans tous les cas et ne nuisent dans aucun.
- Sur une consigne : une seule consigne à la fois, et écrite quelque part où l’élève peut y revenir. La Haute Autorité de santé formule d’ailleurs les deux gestes ainsi, dans son annexe consacrée au TDAH : « donner une seule consigne à la fois » et « écrire la consigne au tableau ».
- Sur une quantité de travail : « privilégier la qualité à la quantité du travail », toujours selon le même document. Réduire le nombre d’exercices, jamais leur exigence.
- Sur une tâche longue : la fragmenter en étapes courtes, avec un point d’arrivée visible pour chacune.
- Sur une leçon à apprendre : donner ce qui doit être su sous une forme qui ne suppose pas de le reconstruire — une trace complète, pas des notes à compléter.
Ces formulations viennent d’une annexe rédigée pour le TDAH : elles ne constituent pas une liste « pour élèves multi-dys ». Elles sont reprises ici parce qu’elles décrivent des besoins observables — attention courte, fatigue, faible niveau d’écoute — et non des étiquettes.
Sur les outils numériques et ce que la recherche mesure réellement de leur efficacité, voir les polices et outils dys.
PAP ou PPS : ce n’est pas le nombre de troubles qui tranche
C’est le contresens le plus répandu sur ce sujet, y compris chez des professionnels : on croit qu’à partir d’un certain nombre de troubles, on « passe » à la maison départementale. Aucun texte ne dit cela. Le critère est ailleurs, il est écrit, et il est plus simple à appliquer.
Le critère réel : la nature du besoin
La circulaire du 22 janvier 2015 énonce ce que le plan d’accompagnement personnalisé n’est pas :
Il n’est pas une réponse aux besoins des élèves qui nécessitent une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées notamment pour une aide humaine, l’attribution d’un matériel pédagogique adapté, une dispense d’enseignement ou un maintien en maternelle.
Circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015, Le plan d’accompagnement personnalisé, § 1
Voilà la frontière. Des besoins qui relèvent d’une décision de commission — la circulaire écrit « notamment », la liste n’est donc pas fermée — et rien sur le nombre de troubles. Le texte ajoute une seconde exclusion, souvent oubliée : le plan « ne s’adresse pas non plus aux élèves ayant des droits ouverts au titre du handicap, y compris dans un domaine non scolaire », dès lors qu’ils demandent un projet personnalisé de scolarisation.
La conséquence est contre-intuitive : un élève cumulant quatre troubles, tous compensés par des adaptations pédagogiques et sans droits ouverts au titre du handicap, relève du plan d’accompagnement personnalisé. Un élève ayant un seul trouble mais nécessitant une aide humaine relève du projet personnalisé de scolarisation. Le compte ne dit rien ; le besoin dit tout.
Sur ce que contient un projet personnalisé de scolarisation, qui l’écrit et ce qu’il change en classe, voir le PPS ; et pour trancher entre les quatre dispositifs, lequel choisir.
Le cumul est explicitement prévu par le texte
On lit souvent que les textes scolaires ignoreraient l’élève qui cumule. C’est inexact : il suffit de lire la phrase qui définit le public du plan d’accompagnement personnalisé :
Le plan d’accompagnement personnalisé répond aux besoins des élèves qui connaissent des difficultés scolaires durables ayant pour origine un ou plusieurs troubles des apprentissages pour lesquels ni le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) ni le projet d’accueil individualisé (PAI) ne constituent une réponse adaptée.
Circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015, Le plan d’accompagnement personnalisé, § 1
« Un ou plusieurs troubles ». Le cumul est dans le texte, dès la définition du public. Plus loin, la même circulaire écrit : « Le constat des troubles est fait par le médecin de l’éducation nationale ou par le médecin qui suit l’enfant » — au pluriel là aussi. Ce constat ne suffit pas à lui seul : le plan se met en place après avis du médecin de l’éducation nationale — un avis, pas un accord.
Ce qui manque est ailleurs : aucun texte ne dit ce qu’il faudrait faire de plus quand les troubles s’additionnent. Le droit scolaire raisonne par besoin, pas par empilement de diagnostics — et c’est ce qui protège l’élève cumulant d’un plan-catalogue inapplicable.
Le plan d’accompagnement n’est pas un passage obligé avant la MDPH
Une phrase de la même circulaire contredit ce que beaucoup de sites présentent comme une étape :
Le plan d’accompagnement personnalisé ne constitue pas pour les familles un préalable nécessaire à la saisine de la MDPH.
Circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015, Le plan d’accompagnement personnalisé
Une famille qui estime que la situation relève d’une décision de commission peut saisir directement : on peut lui conseiller de faire autrement, on ne peut pas le lui opposer comme une règle.
| La situation | Le dispositif | Ce qui tranche — jamais le nombre |
|---|---|---|
| Trois domaines touchés, tout se compense par des adaptations pédagogiques | Plan d’accompagnement personnalisé | Aucun besoin ne relève de la commission, aucun droit ouvert au titre du handicap |
| Un trouble, mais une aide humaine est nécessaire | Projet personnalisé de scolarisation | L’aide humaine relève de la commission |
| Difficultés installées, aucun bilan revenu | Programme personnalisé de réussite éducative | Il se décide dans l’école, sans attendre le diagnostic |
| Troubles des apprentissages et pathologie chronique avec traitement | Les deux plans coexistent | La circulaire du 10 février 2021 pose la compatibilité |
Les examens : le plan écrit cette année décide de ce qui passera
Ce paragraphe relie tout ce qui précède, et c’est la raison pour laquelle il faut résister à l’empilement dès septembre. Ce que vous écrivez dans le plan d’accompagnement d’un élève de troisième détermine, deux ans plus tard, ce qu’il pourra obtenir à l’examen — et par quelle procédure.
La CIM-11 dit d’ailleurs pourquoi l’examen est le moment critique : certains élèves tiennent un niveau apparemment correct au prix d’un effort ou d’un temps hors de proportion, jusqu’à ce que l’exigence de rapidité dépasse leurs capacités — épreuves chronométrées, écrits longs à rendre vite, volume de travail du collège puis du lycée. Alors les difficultés redeviennent pleinement visibles.
La procédure simplifiée, et les deux cas où elle tombe
Depuis un décret de 2020, un candidat qui bénéficie d’un projet personnalisé de scolarisation, d’un projet d’accueil individualisé ou d’un plan d’accompagnement personnalisé accordé au titre d’un trouble du neurodéveloppement demande ses aménagements directement à l’autorité qui organise l’examen, sans repasser par un avis médical. Mais l’article qui l’institue comporte un second alinéa, et il change tout :
Lorsque ces candidats sollicitent des aménagements qui ne sont pas en cohérence avec ceux prévus par le plan ou projet dont ils bénéficient ou lorsqu’ils sollicitent la majoration prévue au 2° de l’article D. 351-27, ils ne peuvent bénéficier de la procédure dérogatoire prévue à l’alinéa précédent.
Code de l’éducation, article D. 351-28-1, second alinéa
Deux cas font tomber la simplification. Le second est le plus concret : la « majoration prévue au 2° », c’est le temps majoré. Dès qu’on demande le tiers-temps, on repasse par la procédure médicale complète. C’est ce que les familles demandent le plus souvent, et c’est rarement dit.
Le premier cas vous concerne, vous. Si les aménagements demandés à l’examen « ne sont pas en cohérence » avec ceux du plan, la procédure simplifiée tombe aussi. Et l’exigence n’est pas que procédurale : l’article D. 311-13-1 du code de l’éducation pose que ces aménagements « sont en cohérence avec les mesures pédagogiques mises en œuvre dans le cadre du plan d’accompagnement personnalisé ». Or un plan surchargé d’items jamais mis en œuvre fabrique exactement cette incohérence : il décrit un élève qui bénéficierait de quinze mesures, quand la copie en montre trois.
C’est l’argument le plus solide en faveur du resserrement : un plan court et tenu protège l’élève à l’examen, un plan long et théorique le fragilise.
Le tiers-temps n’est ni automatique, ni indépassable
Deux idées reçues à corriger, dans les deux sens.
Le tiers-temps n’est pas automatique. La Haute Autorité de santé écrit, en 2024 :
Lors des examens, le tiers temps n’est pas adapté de façon systématique à un enfant présentant un TDAH isolé. Il est préférable, pour ces élèves, de demander des pauses en cours d’épreuve, avec temps compensatoire (avec la possibilité de sortir).
Haute Autorité de santé, recommandation TDAH, juillet 2024
Le même document ajoute, et c’est la phrase qui articule tout ce sujet : « Les autres aménagements à demander dépendront des comorbidités. »
Et le tiers n’est pas un plafond absolu. L’article D. 351-27 du code de l’éducation prévoit une majoration « qui ne peut excéder le tiers du temps normalement prévu pour chacune d’elles », puis ajoute immédiatement : « Toutefois, cette majoration peut être augmentée, eu égard à la situation exceptionnelle du candidat, sur demande motivée du médecin et portée dans l’avis mentionné à l’article D. 351-28. »
Ce « toutefois » est le seul levier réglementaire dont dispose un élève au cumul lourd, et il suppose une demande motivée du médecin — donc un dossier construit à l’avance.
La fatigue, et où elle se paie
Il faut être précis ici, parce que c’est un point sur lequel beaucoup de ce qui s’écrit n’est pas vérifiable. Non, aucune source ne démontre que cumuler des troubles rendrait chaque trouble plus sévère. Ce qui est documenté est différent, et plus utile à connaître.
Ce que les textes nomment, et ce qu’ils ne nomment pas
Le guide de la Haute Autorité de santé de décembre 2017 décrit le mécanisme :
Tant que les processus cognitifs impliqués dans le développement des apprentissages ne sont pas automatisés, cela génère une surcharge attentionnelle et l’élève ne peut pas accéder à l’aspect « multitâche » de tout apprentissage. Les troubles occasionnent une lenteur, une fatigabilité, parfois des problèmes d’organisation ou des troubles du comportement.
Haute Autorité de santé, guide parcours de soins TSLA, décembre 2017
Ce n’est pas une addition, c’est une question de moments : un élève dont plusieurs automatismes manquent n’a plus, dans sa journée, de tâche qui lui coûte peu. Là où un camarade récupère pendant le calcul mental et se dépense pendant la rédaction, lui paie partout. La journée ne contient plus de creux.
Dans les textes scolaires que l’on peut consulter sur ce sujet, un seul nomme la fatigabilité — et ce n’est pas un texte sur les troubles des apprentissages. La circulaire du 10 février 2021 relative au projet d’accueil individualisé, texte de santé, pose parmi ses principes généraux que « tous les aspects de la vie de l’enfant ou de l’adolescent dans la structure collective doivent être pris en compte, y compris ce qui n’est pas toujours visible comme la fatigabilité, un état dépressif ou bien l’impossibilité à exprimer ses besoins ». Le mot existe donc en droit scolaire ; il n’existe pas là où on l’attendrait.
D’où le décalage entre ce que vous voyez et ce que la famille décrit : la fatigue ne se paie pas en classe, elle se paie après. Un élève peut tenir toute une journée et céder sur le premier exercice du soir. La recherche de 2022 déjà citée décrit ces soirées : une charge de travail qui amène l’élève à travailler tardivement tous les soirs, au point que le confinement a été vécu comme un soulagement. Quand une famille signale un travail du soir hors de proportion avec ce que vous avez donné, ce n’est pas une plainte, c’est une mesure — souvent la seule dont vous disposiez sur ce que la journée a coûté.
Ce que le cumul change au-delà de la classe est écrit dans le même guide de 2017 :
L’association de plusieurs troubles est fréquente, ce qui contribue à retarder le diagnostic, compliquer la prise en charge thérapeutique et grever le pronostic.
Haute Autorité de santé, guide parcours de soins TSLA, décembre 2017
Questions fréquentes
« Multi-dys », c’est un diagnostic ?
Non. Le mot n’apparaît dans aucune des classifications ni dans aucun des documents officiels français qui les restituent — ni dans la CIM-11, ni dans les guides de la Haute Autorité de santé, ni sur Éduscol. Il décrit un cumul sans dire lequel : commode à l’oral, il n’a pas sa place dans un dossier, où l’on nomme chaque trouble constaté séparément.
Combien de troubles faut-il pour parler de multi-dys ?
Il n’y a pas de seuil, parce qu’il n’y a pas de catégorie — et la question est sans effet pratique : ni le dispositif scolaire, ni les aménagements d’examen ne dépendent d’un nombre de troubles.
Faut-il attendre tous les bilans pour aménager ?
Non. La Haute Autorité de santé recommande en 2024 que les aménagements pédagogiques soient mis en place « le plus rapidement possible, avant même la formalisation du PAP ou la saisine de la MDPH ». Le programme personnalisé de réussite éducative existe précisément pour cette période.
Un élève avec plusieurs troubles relève-t-il forcément de la MDPH ?
Non. Le critère n’est pas le nombre de troubles mais la nature du besoin. Dès qu’il faut une aide humaine, un matériel pédagogique adapté, une dispense d’enseignement ou un maintien en maternelle, c’est une décision de commission — et la circulaire écrit « notamment », la liste n’est pas fermée. Sinon — et sauf droits déjà ouverts au titre du handicap — le plan d’accompagnement personnalisé suffit, même pour plusieurs troubles.
Peut-on cumuler un PAP et un PAI ?
Oui. La circulaire du 10 février 2021 écrit que le projet d’accueil individualisé « est un dispositif compatible avec la mise en place d’un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE), d’un plan d’accompagnement personnalisé pour trouble d’apprentissage (PAP) ou d’un projet personnalisé de scolarisation pour handicap (PPS) ».
Le tiers-temps est-il automatique quand il y a plusieurs troubles ?
Non, dans les deux sens. Il n’est pas systématique — la Haute Autorité de santé le juge inadapté à un trouble de l’attention isolé, et suggère plutôt des pauses avec temps compensatoire. Et le tiers n’est pas indépassable : l’article D. 351-27 prévoit qu’il puisse être augmenté « eu égard à la situation exceptionnelle du candidat, sur demande motivée du médecin ».
Un élève à haut potentiel peut-il aussi être dyslexique ?
Oui. Rien n’indique qu’un élève à haut potentiel risque davantage qu’un autre d’avoir un trouble dys : le vademecum du ministère écrit que des troubles associés peuvent coexister « comme chez tout enfant ». Ce qui est particulier, c’est le repérage : le potentiel masque le trouble, et le trouble masque le potentiel.
Que faire si le plan existe mais n’est pas appliqué par tous les enseignants ?
Le plan est « mis en œuvre par le ou les enseignants de l’élève » selon la circulaire de 2015, et dans le second degré le professeur principal en coordonne la mise en œuvre et le suivi. La question se pose donc à lui, puis au chef d’établissement — et le point d’appui le plus efficace est de faire porter la discussion sur deux ou trois aménagements tenus par tous, plutôt que sur quinze tenus par personne.
Sources
- Haute Autorité de santé, Comment améliorer le parcours de santé d’un enfant avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages ?, guide parcours de soins, décembre 2017.
- Haute Autorité de santé, Trouble du neurodéveloppement / TDAH : diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents, recommandation de bonne pratique, juillet 2024.
- Organisation mondiale de la santé, CIM-11 (ICD-11 for Mortality and Morbidity Statistics), code 6A03 Developmental learning disorder, version 2025-01.
- Inserm, dossier « Troubles spécifiques des apprentissages », version modifiée en 2019.
- Inserm, expertise collective Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie : bilan des données scientifiques, chapitre 12, « Comorbidités cliniques de la dyslexie », 2007.
- La Maison de l’autisme et ses troubles associés, fiche « Troubles dys au sein des TND » — restitution du DSM-5.
- Circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015, Le plan d’accompagnement personnalisé, Bulletin officiel n° 5 du 29 janvier 2015.
- Circulaire du 10 février 2021, Projet d’accueil individualisé pour raison de santé, Bulletin officiel n° 9 du 4 mars 2021.
- Code de l’éducation, article D. 351-28-1 et article D. 351-27 (aménagements d’examens et majoration de temps).
- Code de l’éducation, article D. 311-13-1 (cohérence entre les aménagements d’examen et le plan d’accompagnement personnalisé).
- Ministère de l’Éducation nationale, Éduscol, vademecum « Scolariser un élève à haut potentiel ».
- Éduscol, Réglementation concernant les aménagements d’examens pour les élèves en situation de handicap.
- Anne Dizerbo, « Analyse du parcours d’un élève « multi-dys » : être inclus ou s’inclure ? », Éducation et socialisation — Les Cahiers du CERFEE, n° 65, 2022.