Lecture 15 min

Troubles dys · Démarches

Bilan dys : qui consulter, dans quel ordre, et que faire en attendant

L’enseignant vous a parlé d’une lecture qui n’avance pas, d’une écriture qui coûte, de calculs qui ne tiennent pas ; ou c’est vous qui vous inquiétez à la maison. Le mot « dys » est arrivé, et avec lui une question simple : à qui s’adresser, et dans quel ordre ? Cette page suit le parcours prévu par la Haute Autorité de santé, dit quel bilan correspond à quelle difficulté, ce qui est remboursé, et surtout ce que l’école peut faire sans attendre le diagnostic.

Par la rédaction de Différenciation — nous nous appuyons sur les textes officiels et les sources citées en fin de page. Notre méthode.

En bref

La porte d’entrée est le médecin de l’enfant, généraliste ou pédiatre : c’est lui qui examine, écarte un problème de vue ou d’audition, prescrit le ou les bilans et pose le diagnostic avec le rééducateur concerné. Le médecin scolaire peut aussi prescrire un bilan orthophonique. Les troubles dont le diagnostic est simple se prennent en charge en ville ; les cas plus complexes passent par une équipe pluridisciplinaire, puis, pour les situations très complexes, par un centre de référence. L’orthophonie est remboursée à 60 %. Et l’école n’a pas à attendre : elle peut adapter son enseignement et mettre en place un programme personnalisé de réussite éducative dès que les difficultés apparaissent.

Ce que vous pouvez faire cette semaine

Inutile de tout lancer en même temps : l’ordre compte plus que la vitesse.

  1. Demandez à l’enseignant de décrire par écrit ce qu’il observe, avec des exemples tirés des cahiers.
  2. Prenez rendez-vous chez le médecin de votre enfant pour une consultation consacrée à ces difficultés, et apportez le carnet de santé et quelques cahiers.
  3. Signalez la situation au médecin scolaire par l’intermédiaire du directeur ou de l’infirmière, pour que l’école et le soin travaillent ensemble.
  4. Demandez à l’école ce qu’elle peut adapter dès maintenant, sans attendre le résultat des bilans.
  5. Notez dans un carnet les difficultés que vous voyez à la maison : devoirs, fatigue, refus de lire, et depuis quand.
Dans le cabinet lumineux d'un médecin généraliste, une médecin montre à un père une page d'un carnet ouvert sur le bureau ; seules les mains de l'enfant, qui colorie le dessin d'une maison, entrent dans le cadre.
Le médecin de l’enfant est la porte d’entrée du parcours.

1. Qui consulter en premier ?

Le médecin de l’enfant, généraliste ou pédiatre. La Haute Autorité de santé (HAS) lui donne un « rôle majeur dans le dépistage puis le diagnostic » des troubles spécifiques du langage et des apprentissages, le nom que la HAS donne aux troubles dits « dys ». Il ne travaille pas seul : le diagnostic est « posé en collaboration avec le rééducateur spécialiste du trouble d’apprentissage concerné », c’est-à-dire, selon le cas, l’orthophoniste, le psychomotricien, l’ergothérapeute ou le psychologue spécialisé en neuropsychologie.

Cette première consultation n’est pas un simple passage pour obtenir une ordonnance. Selon la HAS, le médecin s’entretient avec vous et avec votre enfant, apprécie ses compétences dans le domaine où il bute à l’aide d’un outil de dépistage étalonné, et réalise un examen qui comprend la vérification de la vue et de l’audition. Un enfant qui voit ou entend mal peut présenter les mêmes signes qu’un enfant dys : c’est la première chose à écarter.

Le médecin scolaire, l’autre porte d’entrée

Le médecin de l’Éducation nationale peut lui aussi prescrire un bilan orthophonique pour les élèves des écoles et établissements de son secteur, précise l’Assurance maladie. La loi prévoit en outre, au cours de la sixième année de l’enfant, une visite permettant « en particulier un dépistage des troubles spécifiques du langage et des apprentissages » (article L. 541-1 du code de l’éducation). Le médecin scolaire n’est pas toujours facile à joindre : passez par le directeur d’école ou l’infirmière, et ne retardez pas pour autant le rendez-vous chez le médecin de votre enfant.

Faut-il aller directement chez l’orthophoniste ?

En principe, l’orthophoniste « pratique son art sur prescription médicale » (article L. 4341-1 du code de la santé publique). Depuis la loi du 19 mai 2023, il peut recevoir un patient sans ordonnance lorsqu’il exerce dans un établissement de santé, un établissement médico-social ou une structure d’exercice coordonné, comme une maison ou un centre de santé, si cette structure l’a prévu ; il adresse alors son bilan au médecin traitant. Même dans ce cas, le passage par le médecin reste utile : c’est lui qui écarte les autres causes et qui coordonne quand plusieurs bilans sont nécessaires.

2. Dans quel ordre : les trois niveaux du parcours

La HAS organise le parcours en trois niveaux, selon la complexité de la situation. On ne passe au niveau suivant que si la situation l’exige.

Le parcours, étape par étape

  1. Les premiers signes

    L’enseignant ou vous remarquez une difficulté qui dure ; parlez-en ensemble, l’école peut déjà adapter son enseignement.

    repère

  2. La consultation du médecin de l’enfant

    Il examine l’enfant, vérifie la vue et l’audition, puis prescrit le ou les bilans utiles.

    repère

  3. Les bilans de ville

    L’orthophoniste, et selon le cas le psychomotricien, l’ergothérapeute ou le psychologue spécialisé en neuropsychologie, évaluent l’enfant.

    repère

  4. Le temps d’échange sur le diagnostic

    Le médecin vous reçoit avec votre enfant, explique l’hypothèse diagnostique et les préconisations, et le note dans le carnet de santé.

    repère

  5. Si la situation est complexe

    Une équipe pluridisciplinaire prend le relais ; les situations très complexes relèvent d’un centre de référence.

    repère

Premier niveau : le médecin et les professionnels de ville

Le premier niveau concerne « les troubles dont le diagnostic est simple ». La prise en charge se fait près de chez vous, par des professionnels de ville, « sous la responsabilité du médecin de l’enfant », en lien avec le médecin scolaire ou de protection maternelle et infantile. Concrètement : une difficulté nette dans un domaine, un bilan qui la précise, une rééducation qui démarre.

Deuxième niveau : une équipe pluridisciplinaire

Lorsque le diagnostic est plus complexe, par exemple quand des difficultés sévères persistent malgré une rééducation bien suivie, l’enfant est suivi par une équipe pluridisciplinaire coordonnée par un médecin spécialisé, qui fait la synthèse et « assure le lien avec l’école ». Ces équipes prennent des formes variées selon les territoires : réseaux de professionnels libéraux, services hospitaliers, structures médico-sociales.

Troisième niveau : les centres de référence

Les situations très complexes relèvent des centres de référence des troubles spécifiques du langage et des apprentissages, rattachés à des équipes hospitalières universitaires. La HAS en compte « une quarantaine » en France. Ils ne sont pas une première étape : la HAS les réserve aux situations très complexes, après le médecin de l’enfant et, le plus souvent, après une équipe pluridisciplinaire.

3. Quel bilan pour quelle difficulté ?

C’est le médecin qui choisit les bilans, à partir de ce qu’il observe. Le tableau ci-dessous aide à préparer la consultation : il dit quel bilan est généralement demandé pour chaque type de difficulté, et qui le réalise.

Ce que l’on observe, le bilan généralement demandé, et qui le réalise : c’est le médecin qui choisit.
Ce que l’on observeLe bilan généralement demandéQui le réalise
Lecture lente et hésitante, confusions de sons, orthographe très fragileBilan orthophonique du langage écritOrthophoniste
Parole difficile à comprendre, phrases mal construites, vocabulaire pauvreBilan orthophonique du langage oralOrthophoniste
Nombres, calcul et raisonnement mathématique qui ne s’installent pasBilan orthophonique de la cognition mathématiqueOrthophoniste
Écriture lente, douloureuse ou illisible, gestes maladroits, mal à se repérer dans l’espaceBilan psychomoteur ou ergothérapiquePsychomotricien ou ergothérapeute
Attention, mémoire, organisation : l’enfant décroche, oublie, s’éparpilleBilan neuropsychologiquePsychologue spécialisé en neuropsychologie, à la demande du médecin, qui peut aussi orienter vers un médecin spécialiste
Maux de tête en fin de journée, otites à répétition, doute sur la vue ou l’auditionExamen de la vue (ophtalmologiste, orthoptiste) ou de l’audition (ORL)Médecin spécialiste, orthoptiste

Un seul bilan ou plusieurs ?

Souvent un seul suffit pour commencer, en général le bilan orthophonique quand le langage écrit est en cause. Mais un même enfant peut avoir plusieurs troubles : quand plusieurs domaines sont touchés, le médecin peut demander plusieurs bilans et en faire la synthèse. L’Assurance maladie parle aussi de « bilan diagnostique pluridisciplinaire coordonné par un médecin », à demander « devant la persistance de difficultés sévères malgré une prise en charge bien suivie » ou avant une décision importante sur la scolarité. Notre page sur les troubles dys associés détaille comment on hiérarchise dans ce cas.

Chaque trouble a sa page

Pour savoir ce que chaque difficulté change en classe, voyez nos pages sur la dyslexie, la dysgraphie, la dyspraxie, la dysphasie, la dyscalculie et le TDAH, que la HAS range parmi ces troubles pour ce qui touche à l’attention et aux fonctions exécutives.

4. L’ordonnance, le remboursement, et les exceptions

L’orthophonie : sur prescription, remboursée à 60 %

L’orthophoniste fait partie des auxiliaires médicaux dont les actes sont remboursés à 60 % par l’Assurance maladie, sur la base du tarif conventionnel ; la complémentaire santé peut prendre en charge tout ou partie du reste. Il faut pour cela une prescription du médecin, sauf dans les structures où l’accès direct est permis. Demandez à l’orthophoniste, avant le premier rendez-vous, s’il est conventionné.

Psychomotricien, ergothérapeute, psychologue : renseignez-vous avant

Ces professionnels ne figurent pas dans le tableau des taux de remboursement de l’Assurance maladie, qui cite, parmi les auxiliaires médicaux, les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, les orthophonistes, les orthoptistes et les pédicures-podologues. Il existe en revanche des cadres où leurs interventions sont prises en charge, en particulier le parcours de bilan et d’intervention précoce prévu par l’article L. 2135-1 du code de la santé publique pour les enfants présentant un trouble du neurodéveloppement. Ce parcours, soumis à prescription médicale, est organisé par des structures désignées par l’agence régionale de santé, que l’Assurance maladie appelle plateformes de coordination et d’orientation. Hors de ce cadre, demandez au professionnel et à votre complémentaire ce qui restera à votre charge avant de vous engager.

La consultation de repérage chez le médecin

Pour aider le médecin à repérer un trouble du neurodéveloppement, l’Assurance maladie prévoit une consultation de repérage des troubles de l’enfant, réalisable une fois, au tarif de 60 € en métropole et de 72 € dans les départements et régions d’outre-mer. Le médecin dispose pour cela de deux guides de repérage, l’un pour les enfants de 0 à 6 ans, l’autre pour les enfants de 7 à 12 ans.

5. En attendant le bilan : ce que l’école peut faire tout de suite

Les délais pour obtenir un bilan peuvent être longs. Ce n’est pas une raison pour que l’école attende : les aides pédagogiques ordinaires, comme le PPRE, ne dépendent pas d’un diagnostic.

Différencier, dès aujourd’hui

Un enseignant n’a besoin d’aucun papier pour adapter son enseignement : lire les consignes à voix haute, alléger la copie, donner plus de temps, accepter une réponse orale. Ces adaptations ne pénalisent pas un élève qui n’aurait finalement pas de trouble, et elles peuvent beaucoup aider celui qui en a un.

Côté enseignant

Notez ce que vous observez, avec des exemples datés et des travaux d’élève : c’est ce que le médecin vous demandera, et c’est ce qui l’aidera le plus. Le livret de parcours inclusif, l’application de l’Éducation nationale, propose des réponses pédagogiques aux besoins éducatifs particuliers, y compris avant la mise en place d’un plan. Évitez, en revanche, de nommer un trouble devant la famille : le diagnostic appartient au médecin et aux rééducateurs.

Dans une salle de classe d'école élémentaire vide en fin d'après-midi, une mère et un enseignant regardent ensemble un cahier ouvert sur une table d'élève.
L’école peut adapter son enseignement sans attendre le résultat des bilans.

Le PPRE, sans attendre aucun diagnostic

Le directeur d’école ou le chef d’établissement peut mettre en place un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) « à tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu’il apparaît qu’un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d’un cycle » (article L. 311-3-1 du code de l’éducation), en y associant les parents. Il ne demande ni bilan ni avis médical.

Le PAP n’exige pas d’avoir tous les bilans

Le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) s’adresse aux élèves dont les difficultés scolaires durables viennent d’un ou plusieurs troubles des apprentissages. Il suppose un constat du trouble, fait « par le médecin de l’éducation nationale ou par le médecin qui suit l’enfant, au vu de l’examen qu’il réalise et, le cas échéant, des bilans psychologiques et paramédicaux » (circulaire du 22 janvier 2015). Le médecin de l’Éducation nationale donne ensuite son avis. Vous pouvez demander vous-même la mise en place d’un PAP, à tout moment de la scolarité. Si on vous le refuse, notre page Refus de PAP : que faire détaille les recours.

6. Après les bilans : ce que l’on doit vous dire

La HAS prévoit, à la fin des investigations, un temps d’échange entre le médecin, l’enfant et sa famille. Il aborde « la gêne prédominante pour l’enfant », l’hypothèse diagnostique, et les préconisations de rééducation et d’accompagnement ; il donne lieu à une note dans le carnet de santé. Le médecin informe ensuite l’enseignant des conséquences du trouble sur les apprentissages, en lien avec le médecin scolaire ou, s’il n’y en a pas, directement, « après l’accord de la famille ».

Les questions à poser au médecin après les bilans

0 / 8 cochés

Vous gardez la main sur ce qui est transmis

La HAS prévoit que l’enseignant soit informé des conséquences du trouble ; quand le médecin le fait directement, c’est après votre accord. L’école n’a pas besoin du détail des bilans pour adapter son enseignement ; ce qui lui sert, ce sont les conséquences du trouble en classe et les aménagements préconisés.

À quel âge peut-on poser un diagnostic de dyslexie ?

Les signes se repèrent tôt, mais l’Assurance maladie précise que le diagnostic de dyslexie « ne peut être posé avec certitude qu’à la fin de l’année de CE1 », quand la plupart des enfants maîtrisent la lecture et l’écriture. Avant, on parle de difficultés ou de risque, et rien n’empêche de commencer une rééducation ni d’adapter l’enseignement.

7. Quand c’est plus complexe : équipe pluridisciplinaire et plateformes

Les plateformes de coordination et d’orientation

Pour un enfant chez qui l’on suspecte un trouble du neurodéveloppement, famille dont relèvent les troubles dys, le médecin peut adresser l’enfant à une plateforme de coordination et d’orientation. L’Assurance maladie en décrit l’objectif : permettre à l’enfant de bénéficier, « gratuitement et sans délai », d’interventions précoces sans attendre le diagnostic, ainsi que des bilans spécialisés nécessaires. Ces plateformes fédèrent les centres et les professionnels d’un territoire, comme les centres médico-psycho-pédagogiques, les centres médico-psychologiques et les professionnels libéraux. C’est le médecin qui adresse l’enfant, après s’être aidé des guides de repérage.

Ce que change l’équipe pluridisciplinaire

Au deuxième niveau, un médecin spécialisé coordonne plusieurs professionnels, fait la synthèse de leurs bilans et construit le projet de soins. Pour vous, la différence tient surtout à cela : un seul interlocuteur qui rassemble les résultats et fait le lien avec l’école, au lieu de bilans éparpillés que vous devez faire circuler vous-même.

Le centre de référence, en dernier recours

Les centres de référence des troubles spécifiques du langage et des apprentissages traitent les situations « très complexes ». On n’y entre pas sans passer par le médecin de l’enfant, et rarement en premier. Si votre enfant y est adressé, ce n’est pas un mauvais signe : c’est qu’il faut un regard expert pour démêler plusieurs troubles ou une évolution inhabituelle.

8. Après le diagnostic : PAP, PPS et aménagements

Le diagnostic n’est pas une fin en soi : il sert à choisir la bonne réponse à l’école. Deux grands cadres coexistent, et ils ne dépendent pas de la gravité du trouble mais de la nature des besoins.

  • Le PAP répond aux besoins d’aménagements pédagogiques, élaborés au sein de l’école, après avis du médecin de l’Éducation nationale. Il est révisé tous les ans.
  • Le projet personnalisé de scolarisation (PPS) est la voie quand il faut une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, notamment pour une aide humaine ou un matériel pédagogique adapté. La demande passe par la maison départementale des personnes handicapées.

La circulaire de 2015 précise que le PAP « ne constitue pas pour les familles un préalable nécessaire à la saisine de la MDPH » : si la situation l’exige, vous pouvez saisir directement la maison départementale. Pour choisir, voyez notre comparatif PAP, PPS, PPRE, PAI : lequel choisir ?, puis nos pages sur le PPS, les aménagements pour un élève dyslexique et le matériel adapté.

Ce qu’il faut retenir

  • Commencez par le médecin de l’enfant, généraliste ou pédiatre : il examine, écarte un problème de vue ou d’audition, prescrit les bilans et pose le diagnostic avec le rééducateur.
  • Le médecin scolaire peut aussi prescrire un bilan orthophonique ; signalez-lui la situation.
  • Les troubles dont le diagnostic est simple se prennent en charge en ville ; l’équipe pluridisciplinaire et le centre de référence sont pour les situations complexes.
  • L’orthophonie est remboursée à 60 % ; pour les autres professionnels, renseignez-vous avant. Si un trouble du neurodéveloppement est suspecté, le médecin peut adresser votre enfant à une plateforme de coordination et d’orientation, où les bilans et les premières interventions sont pris en charge.
  • L’école n’attend pas le diagnostic : elle peut différencier et mettre en place un PPRE tout de suite.
  • À la fin, la HAS prévoit que le médecin vous explique le diagnostic, le note dans le carnet de santé et informe l’école avec votre accord.

Questions fréquentes

Qui peut diagnostiquer un trouble dys ?

Selon la Haute Autorité de santé, le médecin de l’enfant, généraliste ou pédiatre, pose le diagnostic en collaboration avec le rééducateur spécialiste du trouble concerné : orthophoniste, psychomotricien, ergothérapeute ou psychologue spécialisé en neuropsychologie. Dans les situations complexes, une équipe pluridisciplinaire coordonnée par un médecin spécialisé prend le relais.

Qui consulter en premier pour un bilan dys ?

Le médecin qui suit votre enfant, généraliste ou pédiatre. Il examine l’enfant, vérifie la vue et l’audition, et prescrit le ou les bilans adaptés. Le médecin scolaire peut aussi prescrire un bilan orthophonique pour les élèves de son secteur.

Faut-il une ordonnance pour un bilan orthophonique ?

En principe oui : l’orthophoniste exerce sur prescription médicale. Depuis la loi du 19 mai 2023, il peut recevoir un patient sans ordonnance dans un établissement de santé, un établissement médico-social ou une structure d’exercice coordonné, comme une maison ou un centre de santé.

Le bilan orthophonique est-il remboursé ?

Oui : les actes des orthophonistes sont remboursés à 60 % par l’Assurance maladie, sur la base du tarif conventionnel, sur prescription ou, dans les structures où l’accès direct est permis, sans ordonnance. La complémentaire santé peut prendre en charge tout ou partie du reste.

À quel âge peut-on diagnostiquer une dyslexie ?

D’après l’Assurance maladie, le diagnostic de dyslexie ne peut être posé avec certitude qu’à la fin du CE1, quand la plupart des enfants maîtrisent la lecture et l’écriture. Les signes peuvent être repérés plus tôt, et l’école peut adapter son enseignement sans attendre.

Faut-il attendre le diagnostic pour que l’école aide mon enfant ?

Non. L’enseignant peut différencier tout de suite, et un programme personnalisé de réussite éducative peut être mis en place sans bilan ni avis médical. Le plan d’accompagnement personnalisé suppose, lui, un constat du trouble par un médecin, mais pas forcément l’ensemble des bilans.

Et ensuite, en classe ?

Un diagnostic sert à mieux adapter. Nos pages par trouble disent ce qui change en classe, et quels plans existent pour le formaliser.

Retour en haut