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Élèves à besoins particuliers · Haut potentiel

École pour enfant surdoué ou HPI : ce que doit proposer le public, les écoles spécialisées et leurs tarifs

Votre enfant est identifié à haut potentiel, ou vous le pensez, et l’école ne lui convient plus : il s’ennuie, il décroche, il ne veut plus y aller. Il n’existe pas d’école publique pour surdoués, mais l’école publique a des obligations envers lui, quelques académies ont ouvert des dispositifs gratuits, et des collèges privés sous contrat ont des sections dédiées. Les écoles spécialisées hors contrat existent aussi : cette page les nomme, donne leurs tarifs tels qu’elles les publient, et dit ce qu’on perd en y inscrivant son enfant.

Par la rédaction de Différenciation — nous nous appuyons sur les textes officiels et les sources citées en fin de page. Notre méthode.

En bref

La loi impose des aménagements pour les élèves à haut potentiel dans toutes les écoles et tous les collèges, et permet d’accélérer leur scolarité. Avant de payer, demandez un rendez-vous à l’école, au psychologue de l’Éducation nationale et au référent haut potentiel de votre académie. Quelques académies proposent des dispositifs publics gratuits, sur dossier. Des collèges privés sous contrat ont des classes ou sections pour ces élèves, au tarif d’un établissement sous contrat. Les écoles hors contrat spécialisées coûtent, d’après leurs tarifs publiés, de 6 000 à 11 500 € par an, sans aide publique propre au haut potentiel, et le retour au collège ou au lycée public passe par un examen d’admission.

Ce que vous pouvez faire cette semaine

Commencez par ce qui est gratuit : l’école a des obligations.

  1. Demandez un rendez-vous à l’enseignant ou au professeur principal et dites ce que vous observez à la maison.
  2. Demandez à rencontrer le psychologue de l’Éducation nationale de l’école ou du collège.
  3. Cherchez le référent « élèves à haut potentiel » de votre académie sur le site du rectorat : il est l’interlocuteur des familles.
  4. Demandez une réunion de l’équipe éducative si les difficultés durent, pour écrire ce qui sera adapté.
  5. Si vous visitez une école privée, emportez la liste de questions de cette page et demandez les tarifs par écrit.
Dans une salle de réunion lumineuse d'école, une mère explique la situation à une psychologue qui l'écoute ; à côté, on ne voit que les mains d'un enfant qui assemble des cubes de bois.
Avant de chercher une autre école, le premier rendez-vous se prend avec l’école et son psychologue.

1. Il n’existe pas d’école publique pour surdoués, mais votre enfant a des droits

L’école publique n’a pas de filière pour les élèves à haut potentiel, et ce n’est pas un oubli : le principe est de les scolariser dans leur classe, en adaptant ce qu’on leur propose. Ce n’est pas pour autant une simple bonne volonté. Le code de l’éducation l’écrit pour l’école comme pour le collège : « Des aménagements appropriés sont prévus au profit des élèves à haut potentiel ou manifestant des aptitudes particulières, afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités. La scolarité peut être accélérée en fonction du rythme d’apprentissage de l’élève » (articles L. 321-4 et L. 332-4).

Ce que l’école peut mettre en place

Le ministère décrit plusieurs réponses, qui se combinent : l’enrichissement et l’approfondissement des matières où l’élève est brillant, l’accélération du parcours, comme le saut de classe, et des dispositifs adaptés. Un programme personnalisé de réussite éducative, le PPRE, peut écrire ces adaptations avec la famille. Le ministère précise qu’un dépistage systématique n’est pas utile, mais que la situation d’un élève doit être examinée quand il manifeste un mal-être à l’école, quand il a un trouble de l’apprentissage, quand son comportement alerte son enseignant ou quand ses parents le demandent.

Nous détaillons ces adaptations, et qui décide d’un saut de classe, dans notre page sur l’élève à haut potentiel en classe.

Ce à quoi le haut potentiel ne donne pas droit

Le haut potentiel n’est pas un handicap. Le guide du ministère pour scolariser ces élèves le dit en toutes lettres : ils « font partie des élèves à besoins éducatifs particuliers, sans être pour autant en situation de handicap ». Il ne donne donc pas droit, à lui seul, à un projet personnalisé de scolarisation ni à l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé : ces droits supposent un handicap reconnu par la maison départementale des personnes handicapées. Le plan d’accompagnement personnalisé, le PAP, suppose un trouble des apprentissages : un enfant à haut potentiel et dyslexique peut y avoir droit, pas un enfant à haut potentiel seul. Notre comparatif PAP, PPS, PPRE, PAI dit lequel correspond à quelle situation.

Le référent de votre académie

Dans chaque académie, un référent pour les élèves à haut potentiel est désigné par le recteur. Le ministère le présente comme « l’interlocuteur privilégié pour les parents et la communauté éducative ». Il peut vous orienter vers les dispositifs de votre département, qui ont parfois leur propre correspondant départemental. Ses coordonnées figurent en général sur le site de votre rectorat, souvent à la rubrique de l’école inclusive.

2. Les dispositifs publics : gratuits, rares, sur dossier

Le ministère demande que se développent des « dispositifs dédiés » pour les élèves à haut potentiel qui ne peuvent pas suivre pleinement leur scolarité dans leur établissement. Nous n’avons pas trouvé de liste nationale. Ceux que nous avons pu vérifier sur les sites des académies sont gratuits. La plupart visent des élèves déjà identifiés et en difficulté, et on y entre sur dossier, parfois avec un bilan psychologique récent.

Des exemples de dispositifs publics, relevés sur les sites des académies. Les calendriers changent chaque année : vérifiez auprès du rectorat.
DispositifOùPour quiComment y entrer
Dispositif d’intégration des élèves à haut potentiel (DIEHP)Paris : collèges Janson de Sailly (16ᵉ) et Georges Brassens (19ᵉ)Élèves parisiens identifiés à haut potentiel et en difficulté d’adaptation scolaireEntrée en 6ᵉ : dossier au rectorat avec un bilan psychométrique de moins de trois ans, entretien, puis commission académique
Seconde pour élèves à haut potentielParis 14ᵉ : lycée Émile-DuboisÉlèves de 3ᵉ ou de 4ᵉ des académies de Paris, Créteil et Versailles, de bon niveau mais en difficulté d’adaptationDossier à la commission académique, entretien avec la direction du lycée
Groupe départemental « élèves à haut potentiel »Val-d’OiseÉlèves du primaire et du secondaire déjà identifiés, en difficultéDossier à la direction départementale ; un parcours personnalisé est écrit avec l’équipe éducative
Dispositif haut potentiel en collègeIsère : collèges Robert-Doisneau (L’Isle-d’Abeau) et Jules-Vallès (Fontaine)Collégiens à haut potentiel, en classe ordinaire avec des réponses adaptéesSous conditions, non détaillées dans le document de l’académie : renseignez-vous auprès de la direction départementale de l’Isère
Dispositif pour élèves à haut potentielRennes : collège ÉchangeCollégiens reconnus à haut potentiel et en difficulté de scolarisationDemande de septembre à décembre, commission académique en mai, suivi thérapeutique extérieur exigé

Le dispositif du Val-d’Oise n’est pas une classe : c’est un groupe d’appui qui aide l’école de l’enfant à adapter sa scolarité. Là où un tel appui existe, c’est la première chose à demander, avant tout changement d’établissement.

3. Le privé sous contrat : des classes ou des sections dédiées

Un établissement privé sous contrat d’association suit les programmes officiels, ses enseignants sont payés par l’État, et les familles versent une contribution fixée par l’établissement. Plusieurs collèges catholiques sous contrat accueillent les élèves à haut potentiel dans une classe ou une section propre, dont certains adhèrent à l’association Prekos, qui rassemble des établissements catholiques proposant cet accueil. Ce n’est pas une école spécialisée : l’élève passe le brevet comme les autres, avec le contrôle continu.

Des exemples de collèges privés sous contrat ayant un accueil dédié, relevés sur leurs sites.
ÉtablissementOùCe qu’il proposeAdmission
Ensemble scolaire Les CordeliersDinan (Côtes-d’Armor)Accueil des élèves intellectuellement précoces de la 6ᵉ à la 3ᵉ, regroupés dans une même classe en 5ᵉDossier avec les résultats du test, lettre de motivation, commission interne
Saint-Vincent Providence, section PrekosRennes (Ille-et-Vilaine)Section ouverte en 1998, classe commune avec la section internationale de la 6ᵉ à la 4ᵉ, groupe de 22 élèves au plusEntretien, bulletins et test psychologique, commission début juin
Notre-Dame de Sion, classe EIPStrasbourg (Bas-Rhin)Classes de la 6ᵉ à la 3ᵉ mêlant élèves testés et élèves de bon niveau, mêmes programmes que les autres classesNon précisée sur le site
Sainte-Marie « Les Maristes »La Seyne-sur-Mer (Var)Dispositif à haut potentiel, une classe par niveau, collège en quatre ans sans parcours accéléréNon précisée sur le site
Immaculée Conception, cycle EIPAngers (Maine-et-Loire)Accueil au collège depuis plus de vingt ans, et à l’école depuis 2017Bilan par une neuropsychologue, facturé 120 €, plus 60 € pour la restitution

Le coût est celui d’un établissement sous contrat, quand il est publié. Aux Maristes de La Seyne-sur-Mer, la grille 2026-2027 fixe l’externat à 1 870 € par an pour une famille non boursière, moins pour une famille boursière, et ne mentionne aucun supplément pour le dispositif. À l’Immaculée Conception d’Angers, le bilan d’admission est facturé à part, 180 € avec la restitution. Ces sections sont rares, et les places limitées : demandez le calendrier d’admission dès l’automne de l’année qui précède.

4. Les écoles hors contrat spécialisées : ce qu’on peut vérifier

Un établissement hors contrat n’a signé aucun contrat avec l’État. Il doit déclarer son ouverture et il est inspecté, mais il n’est pas tenu de suivre les programmes ni les horaires du public : il doit permettre aux élèves d’acquérir le socle commun. C’est dans cette catégorie que se trouvent la plupart des écoles qui se présentent comme spécialisées pour les élèves à haut potentiel.

Écoles privées hors contrat qui ont un accueil propre aux élèves à haut potentiel, relevées sur leurs sites. Les montants sont ceux qu’elles publient, souvent sans année scolaire indiquée.
ÉcoleOùNiveauxAdmissionFrais annuels publiés
École Georges GusdorfParis 14ᵉDu CP à la terminaleDossier, bulletins, bilans, entretiens ; aucun seuil de QI affiché6 600 € à 6 900 € de scolarité, plus 2 400 € d’inscription et 400 € de dossier
ArborescencesBry-sur-Marne (Val-de-Marne), Tournefeuille près de Toulouse, LilleMaternelle, primaire, collège selon le siteTest de haut potentiel requis pour le primaire, semaine d’immersion730 € par mois sur dix mois à Bry-sur-Marne, 600 € à Toulouse et Lille, plus 1 000 € d’inscription
Ipécom, collègeParis 16ᵉCollège et lycéeDossier et échange avec la famille ; aucun seuil de QIÀ partir de 9 000 € par an
École GaliléeParis 16ᵉDe la maternelle au lycée ; pas exclusivement pour le haut potentiel ; statut du collège à vérifierBulletins et entretien9 760 € en primaire, 10 756 € au collège, 11 500 € au lycée (2026-2027), plus 695 € d’inscription
École et collège Léonard de VinciHerblay-sur-Seine (Val-d’Oise)Du CP à la 3ᵉ ; statut du CM2 à vérifier auprès de l’écoleTest de QI et bilan psychologique obligatoires, deux jours d’essai6 970 € en primaire, 7 390 € au collège au total (scolarité, cotisation, dossier et adhésion)
EDEIPLyon 7ᵉDu CM2 à la terminaleTest non obligatoireGrille publiée en image, non reprise ici ; 430 € de frais de dossier
EhpicentriaMontpellierFin de primaire, collège, lycée ; ouverte aussi à d’autres élèves ; ouverture annoncée sous réserve d’absence d’opposition de l’administrationPriorité aux élèves dont le haut potentiel est diagnostiqué918 € par mois sur dix mois au collège, 1 098 € au lycée (une autre page du site indique 1 020 €), options en supplément
Cours CyranoNiceDe la grande section à la terminale ; élèves précoces et neuroatypiquesEntretien, bilans s’ils existent, essai possible7 875 € en primaire, 8 695 € de la 6ᵉ à la 2ᵈᵉ, 9 295 € en 1ʳᵉ et terminale, plus 675 € d’inscription
MicheletNiceDu primaire à la classe préparatoireVérification du haut potentiel, entretienCommuniqués sur demande

Ce tableau n’est pas exhaustif, et il ne peut pas l’être : aucun recensement officiel n’existe, et une école peut ouvrir, fermer ou changer de niveaux sans que rien ne le signale. Les annuaires qui circulent sont tenus par des associations ou par des acteurs du hors contrat, et certains datent de plus de dix ans. Une vérification reste possible : un établissement déclaré a un numéro d’établissement et figure en principe dans l’annuaire de l’Éducation nationale, avec son statut. Demandez ce numéro à l’école et vérifiez-le avant toute inscription.

Dans une petite classe aux grandes fenêtres, un enseignant accroupi montre une maquette géométrique ; on ne voit que les mains de quatre élèves autour des tables.
Les écoles spécialisées misent sur de petits effectifs et des classes à plusieurs niveaux.

Ce que ces écoles ont en commun

Des effectifs réduits, de 8 à 20 élèves par classe quand ils sont annoncés, parfois moins en primaire. Des classes à plusieurs niveaux, un rythme plus rapide ou un enrichissement des programmes. Une admission sur dossier et entretien, avec ou sans test. Et un public qui n’est pas toujours limité au haut potentiel : plusieurs accueillent aussi des élèves dys, avec un trouble de l’attention ou en phobie scolaire. Pour un enfant qui cumule haut potentiel et trouble dys, notre page sur les écoles spécialisées dys recense les établissements de ce champ.

5. Combien ça coûte, et les aides qui existent

D’après les grilles publiées, une année dans une école hors contrat spécialisée coûte de 6 000 à 11 500 €, auxquels s’ajoutent des frais d’inscription ou de dossier, de quelques centaines d’euros à 2 800 € à l’entrée. Demandez ce que le prix comprend : la cantine, l’étude, le transport, les bilans ou les séances d’un psychologue ne figurent pas dans les grilles que nous avons relevées.

Les aides : ce qui existe, et ce qui n’existe pas

  • Nous n’avons trouvé aucune aide publique propre au haut potentiel pour payer une école privée. Le haut potentiel n’étant pas un handicap, l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ne s’applique pas, sauf handicap associé reconnu par la commission de la MDPH. Si une école évoque des aides, de la Caf par exemple, demandez lesquelles, par écrit.
  • La réduction d’impôt pour frais de scolarité s’applique au collège et au lycée, publics ou privés : 61 € par enfant au collège, 153 € au lycée, divisés par deux en résidence alternée. C’est un montant forfaitaire, qui ne dépend pas des frais payés.
  • Les bourses de collège et de lycée ne sont versées dans un établissement hors contrat que s’il est habilité à recevoir des boursiers.
  • Les remises de l’établissement : réductions pour les frères et sœurs, bourses internes dans certaines écoles. Demandez-les par écrit, avec leurs conditions.

6. Ce qu’on perd en hors contrat, et le retour au public

La liberté pédagogique du hors contrat est ce que les familles viennent chercher. Elle a des contreparties, rarement écrites sur les sites des écoles.

  • Les plans d’accompagnement ne suivent pas l’élève de la même façon. Le PAP et le PPRE sont des outils de l’école publique et du privé sous contrat : rien n’oblige une école hors contrat à les reprendre. Le projet personnalisé de scolarisation, lui, découle d’une décision de la commission de la MDPH : ce n’est pas l’école qui l’accorde. Si votre enfant a aussi un trouble ou un handicap reconnu, demandez à la MDPH ce que deviendront ses aides, et à l’école, par écrit, comment elle appliquera les aménagements déjà écrits.
  • Pas de bourse nationale, sauf habilitation de l’école.
  • Le brevet en candidat individuel. Un élève de hors contrat passe le brevet comme candidat individuel. Les règles fixées pour la session 2027 le confirment : le diplôme lui est délivré sur les seules notes des épreuves terminales écrites, et le contrôle continu de 3ᵉ ne compte pas.
  • Les programmes nationaux ne sont pas obligatoires. Côté enseignement, l’État contrôle l’acquisition progressive du socle commun.

Les aménagements d’examen peuvent être demandés aussi pour un candidat individuel, au brevet comme au baccalauréat, si un trouble ou un handicap les justifie. Sans l’appui d’un établissement public ou sous contrat, la famille constitue elle-même la demande, avec les justificatifs, auprès du rectorat et dans ses délais. Nous expliquons la démarche dans notre page sur le tiers-temps aux examens.

Le retour au collège ou au lycée public n’est pas automatique

C’est un point que les sites des écoles évoquent rarement, et il pèse sur tout projet de « passage » de deux ou trois ans avant un retour dans le public. La fiche officielle de l’administration est nette : « Si votre enfant rentre au collège ou au lycée, il doit réussir un examen d’admission pour pouvoir s’inscrire dans l’établissement public choisi. »

L’examen porte sur les principales disciplines enseignées à la fois dans la classe quittée et dans celle visée. Son contenu est défini par le directeur académique, et il est organisé par le chef de l’établissement d’accueil. La demande se fait auprès de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale du lieu de résidence. Avant d’inscrire votre enfant, posez la question à l’école : combien de ses élèves sont retournés dans le public, et comment l’examen s’est passé pour eux.

7. Les questions à poser avant de signer

Une école sérieuse répond à ces questions sans difficulté. Une réponse floue est déjà une information.

Les questions à poser avant de signer

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Côté enseignant

Quand une famille évoque une école spécialisée, c’est parfois que les adaptations n’ont pas été écrites, ou pas tenues. Proposer une équipe éducative et un PPRE qui fixe deux ou trois aménagements concrets, puis faire un point à date convenue, répond à la même demande sans changer l’enfant d’établissement.

8. Dans quel ordre avancer

Changer d’école est une décision qui se prépare, et rien n’oblige à renoncer à ce qui est gratuit pour la prendre.

Dans quel ordre avancer

  1. D’abord

    Rencontrer l’enseignant et le psychologue de l’Éducation nationale, et demander les aménagements que la loi prévoit.

    repère

  2. Si rien ne change

    Demander une équipe éducative et un PPRE qui écrit les adaptations, avec une date pour faire le point.

    repère

  3. Si les difficultés durent

    Contacter le référent haut potentiel de l’académie pour connaître les dispositifs publics du département.

    repère

  4. En parallèle

    Se renseigner sur les sections dédiées des collèges privés sous contrat, dont l’admission se prépare un an à l’avance.

    repère

  5. En dernier lieu

    Visiter les écoles hors contrat avec la liste de questions, et vérifier leur statut dans l’annuaire officiel avant de signer.

    repère

Ce qu’il faut retenir

  • Il n’existe pas d’école publique pour surdoués, mais la loi impose des aménagements pour les élèves à haut potentiel et permet d’accélérer leur scolarité.
  • Le référent haut potentiel de l’académie et le psychologue de l’Éducation nationale sont les premiers interlocuteurs, et ils sont gratuits.
  • Quelques académies ont des dispositifs publics, et quelques collèges privés sous contrat des sections dédiées, au tarif d’un établissement sous contrat.
  • Les écoles hors contrat spécialisées coûtent de 6 000 à 11 500 € par an selon leurs tarifs publiés, sans aide publique propre au haut potentiel.
  • Le retour au collège ou au lycée public après le hors contrat passe par un examen d’admission.

Questions fréquentes

Existe-t-il des écoles publiques pour enfants surdoués ?

Non, il n’existe pas d’école publique réservée aux élèves à haut potentiel. La loi impose en revanche des aménagements dans toutes les écoles et tous les collèges, et quelques académies ont ouvert des dispositifs gratuits, comme les collèges Janson de Sailly et Georges Brassens à Paris ou une seconde dédiée au lycée Émile-Dubois.

Combien coûte une école pour enfant HPI ?

D’après leurs tarifs publiés, les écoles hors contrat spécialisées coûtent de 6 000 à 11 500 € par an, plus des frais d’inscription. Un collège privé sous contrat avec une section dédiée coûte beaucoup moins : par exemple 1 870 € par an d’externat pour une famille non boursière aux Maristes de La Seyne-sur-Mer.

Faut-il un test de QI pour entrer dans une école pour surdoués ?

Cela dépend de l’école. Certaines exigent un test, comme Arborescences pour le primaire ou l’école Léonard de Vinci, d’autres l’accueillent sans test, comme l’EDEIP de Lyon ou le cours Cyrano. À Paris, les dispositifs publics demandent un bilan psychométrique de moins de trois ans ; ailleurs, l’enfant doit en général être déjà identifié.

La MDPH peut-elle financer une école privée pour un enfant à haut potentiel ?

Pas au titre du haut potentiel : il n’est pas un handicap et n’ouvre pas droit à l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé. Si votre enfant a aussi un handicap reconnu, cette allocation, qui compense des dépenses liées au handicap, peut être demandée. C’est la commission de la MDPH qui apprécie au cas par cas les dépenses prises en compte : posez-lui la question avant d’inscrire votre enfant.

Peut-on revenir dans le public après une école hors contrat ?

Oui, mais pas automatiquement au collège et au lycée : l’élève doit réussir un examen d’admission, organisé par l’établissement public choisi, sur les principales disciplines. La demande se fait auprès de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale.

Mon enfant HPI peut-il avoir un PAP ?

Seulement s’il a aussi un trouble des apprentissages, comme une dyslexie. Le haut potentiel seul relève plutôt d’un PPRE, qui écrit les adaptations avec la famille, ou d’une accélération du parcours.

Sources

  1. Code de l’éducation, article L. 321-4, Légifrance
  2. Code de l’éducation, article L. 332-4, Légifrance
  3. Code de l’éducation, article L. 442-2 (contrôle des établissements hors contrat), Légifrance
  4. Ministère de l’Éducation nationale, « La scolarisation des élèves intellectuellement précoces »
  5. Éduscol, vademecum « Scolariser un élève à haut potentiel »
  6. Éduscol, « Ressources pour la personnalisation des parcours des élèves à haut potentiel »
  7. Circulaire n° 2007-158 du 17 octobre 2007, parcours scolaire des élèves intellectuellement précoces
  8. Service-public.gouv.fr, « Établissement scolaire privé hors contrat : quelles sont les règles ? »
  9. Service-public.gouv.fr, « Primaire et secondaire : comment s’effectue le passage du privé au public ? »
  10. Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026, modalités d’attribution du diplôme national du brevet à compter de la session 2027
  11. Service-public.gouv.fr, réduction d’impôt pour frais de scolarité
  12. Service-public.gouv.fr, bourse de collège
  13. Académie de Paris, « Les élèves à haut potentiel »
  14. Académie de Versailles, « Élèves à haut potentiel, EHP 95 »
  15. École Georges Gusdorf, inscriptions et tarifs, consulté le 29 octobre 2026
  16. Arborescences, tarifs et inscription, consulté le 29 octobre 2026
  17. École Galilée, tarifs 2026-2027, consulté le 29 octobre 2026
  18. Cours Cyrano, inscriptions, consulté le 29 octobre 2026
  19. École et collège Léonard de Vinci, inscriptions et tarifs, consulté le 29 octobre 2026
  20. Ipécom Paris, collège pour élèves à haut potentiel, consulté le 29 octobre 2026
  21. Institution Sainte-Marie Les Maristes, tarifs 2026-2027, consulté le 29 octobre 2026
  22. Ehpicentria, consulté le 29 octobre 2026
  23. Académie de Paris, « EHP : parcours spécifique vers la réussite », lycée Émile-Dubois
  24. Académie de Grenoble, dispositif pour élèves à haut potentiel en Isère
  25. Collège Échange, Rennes, plaquette du dispositif pour élèves à haut potentiel
  26. Service-public.gouv.fr, bourse de lycée
  27. Service-public.gouv.fr, allocation d’éducation de l’enfant handicapé
  28. Ensemble scolaire Les Cordeliers, élèves intellectuellement précoces, consulté le 29 octobre 2026
  29. Saint-Vincent Providence, section Prekos, consulté le 29 octobre 2026
  30. Notre-Dame de Sion, classe EIP, consulté le 29 octobre 2026
  31. Institution Sainte-Marie Les Maristes, dispositif à haut potentiel, consulté le 29 octobre 2026
  32. Immaculée Conception d’Angers, le cycle EIP, consulté le 29 octobre 2026
  33. EDEIP Lyon, tarifs et inscriptions, consulté le 29 octobre 2026
  34. Michelet, Nice, présentation, consulté le 29 octobre 2026
  35. Ehpicentria, vivre l’école, consulté le 29 octobre 2026

Et si votre enfant reste dans son école ?

C’est le cas de la plupart des élèves à haut potentiel. Nos pages disent quelles adaptations demander, quel plan permet de les écrire, et ce que proposent les écoles spécialisées dys.

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