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PAP à l’école : qui le demande, ce que remplit le médecin, et comment le faire vivre
On vous a parlé d’un PAP pour votre enfant, ou vous pensez à le demander. Le plan d’accompagnement personnalisé est un document de l’école, sans passage par la MDPH, qui écrit noir sur blanc les aménagements dont un élève a besoin à cause d’un trouble des apprentissages. Cette page dit qui peut le demander, ce que fait exactement le médecin, comment se lit le formulaire national avant de le signer, et ce que le PAP change, en classe comme aux examens.
En bref
Le PAP est réservé aux élèves dont les difficultés scolaires durables viennent d’un trouble des apprentissages, comme les troubles dys ou, quand il entraîne de telles difficultés, un TDAH. Vous pouvez le demander vous-même, à tout moment, au directeur d’école ou au chef d’établissement ; faites-le par écrit pour en garder la trace. Le médecin de l’Éducation nationale donne un avis ; l’école rédige le plan avec vous, sur un modèle national, et vous le soumet pour accord. Il est révisé tous les ans.
Ce que vous devez faire cette semaine
Cinq gestes pour que la demande parte, et qu’elle parte complète.
- Écrivez la demande. Quelques lignes, datées, au directeur d’école ou au chef d’établissement : vous demandez la mise en place d’un plan d’accompagnement personnalisé. Gardez une copie.
- Joignez le constat du médecin qui suit votre enfant, et les bilans sur lesquels il s’appuie (orthophonie, psychomotricité, bilan psychologique…).
- Demandez à l’enseignant ce qu’il observe en classe, et depuis quand. Ce sont ces éléments qui montrent que les difficultés sont durables.
- Notez les aménagements qui aident déjà votre enfant, à la maison comme en classe. Ce sont eux qui ont vocation à être écrits dans le plan.
- Demandez quand le médecin de l’Éducation nationale pourra donner son avis, et qui vous préviendra.

1. À qui s’adresse le PAP
Le PAP figure dans la loi depuis 2013 (article L. 311-7 du code de l’éducation). Son article d’application, D. 311-13, tient en quatre phrases : « Les élèves dont les difficultés scolaires résultent d’un trouble des apprentissages peuvent bénéficier d’un plan d’accompagnement personnalisé prévu à l’article L. 311-7, après avis du médecin de l’éducation nationale. » Le plan « définit les mesures pédagogiques qui permettent à l’élève de suivre les enseignements prévus au programme correspondant au cycle dans lequel il est scolarisé ». Et : « Il est révisé tous les ans. »
La circulaire du 22 janvier 2015, qui organise le dispositif, précise le public. Le PAP répond aux besoins des élèves « qui connaissent des difficultés scolaires durables ayant pour origine un ou plusieurs troubles des apprentissages pour lesquels ni le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) ni le projet d’accueil individualisé (PAI) ne constituent une réponse adaptée ». Il vaut de la maternelle au lycée.
Deux conditions, donc : un trouble des apprentissages, et des difficultés scolaires qui durent. Les troubles dys (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, dysphasie) en sont l’exemple type ; un TDAH peut aussi y entrer quand il entraîne des difficultés scolaires durables : le code de l’éducation envisage d’ailleurs des PAP « au titre d’un trouble du neuro-développement » (article D. 311-13-1).
Pour qui il n’est pas
La circulaire écarte expressément deux situations. Le PAP « n’est pas une réponse aux besoins des élèves qui nécessitent une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées notamment pour une aide humaine, l’attribution d’un matériel pédagogique adapté, une dispense d’enseignement ou un maintien en maternelle ». Il ne s’adresse pas non plus aux élèves qui ont des droits ouverts au titre du handicap et qui bénéficient, à leur demande, d’un projet personnalisé de scolarisation (PPS).
Autrement dit : si votre enfant a besoin d’une AESH, d’un matériel pédagogique adapté prêté par l’État ou d’une dispense d’enseignement, le PAP ne suffira pas, et c’est la MDPH qu’il faut saisir (section 8). Et vous n’avez pas à attendre un PAP pour le faire : il « ne constitue pas pour les familles un préalable nécessaire à la saisine de la MDPH ».
Si vous hésitez entre plusieurs dispositifs, notre page PAP, PPS, PPRE, PAI : lequel choisir ? les compare.
2. Qui le demande, et comment
La circulaire prévoit deux portes d’entrée. Le PAP peut être mis en place « soit sur proposition du conseil des maîtres ou du conseil de classe soit, à tout moment de la scolarité, à la demande de l’élève majeur, ou, s’il est mineur, de ses parents ou de son responsable légal ».
Quand c’est l’école qui le propose
Le conseil des maîtres, à l’école, ou le conseil de classe, au collège et au lycée, peut proposer un PAP. Le directeur ou le chef d’établissement doit alors vous en informer et recueillir votre accord sur le principe. Au collège et au lycée, la circulaire ajoute que le professeur principal « peut être à l’initiative » du plan.
Quand c’est vous qui le demandez
Vous n’avez pas à attendre la fin du trimestre, ni un conseil de classe : la demande est possible « à tout moment de la scolarité ». Aucun formulaire de demande n’est imposé par les textes nationaux ; certaines académies ou écoles en ont un, renseignez-vous. À défaut, un courrier ou un mail daté au directeur d’école ou au chef d’établissement permet de lancer la demande et d’en garder la trace.
Aucun texte ne fixe de délai de réponse. C’est une raison de plus pour écrire, dater et garder une copie : si la demande reste sans suite, vous saurez depuis quand. Et si la réponse est non, notre page Refus de PAP : que faire dit à qui écrire et dans quels délais.
Un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) n’est pas un passage obligé avant de demander un PAP. Le Défenseur des droits l’a rappelé dans une décision du 25 mars 2026 : l’article D. 311-13 dit que le PAP se substitue à un éventuel PPRE, mais il « ne fait pas de l’existence préalable d’un PPRE une condition d’accès au PAP ».
Le dossier de la demande de PAP
3. Le médecin : un constat, puis un avis
C’est le point le plus mal compris de la procédure, parce que deux étapes portent le même mot.
Le constat des troubles
La circulaire écrit : « Le constat des troubles est fait par le médecin de l’éducation nationale ou par le médecin qui suit l’enfant, au vu de l’examen qu’il réalise et, le cas échéant, des bilans psychologiques et paramédicaux réalisés auprès de l’élève. » Le constat peut donc venir de votre médecin traitant, du pédiatre ou du médecin qui a coordonné les bilans. Vous n’avez pas à attendre un rendez-vous avec le médecin scolaire pour l’obtenir.
L’avis sur le PAP
La phrase suivante de la circulaire attribue l’avis à une seule personne : « À la suite de ce constat, le médecin de l’éducation nationale donne un avis sur la mise en place d’un plan d’accompagnement personnalisé. » Dans l’enseignement agricole, cet avis revient à un médecin désigné par l’autorité académique.
C’est aussi ce médecin qui remplit, sur le formulaire, la partie « Besoins spécifiques de l’élève » (section 4). Le texte ne dit pas si son avis lie l’école ou l’administration, et aucune décision de justice publiée que nous ayons trouvée ne le tranche. En pratique, après un avis défavorable, le PAP n’est en général pas mis en place.
La réforme annoncée, pas encore en vigueur
Le ministère a annoncé que l’élaboration d’un PAP ne nécessiterait plus l’avis du médecin de l’Éducation nationale. Dans une réponse à un député publiée le 3 mars 2026, il indique que les travaux sur le texte réglementaire « étaient en cours, applicables à la rentrée 2026, pour la session d’examens 2027 », et qu’il est « également envisagé que la révision du PAP n’intervienne que si nécessaire ».
Au moment où nous écrivons ces lignes, ce texte n’est pas paru : l’article D. 311-13 du code de l’éducation est toujours celui de 2014, et l’avis du médecin reste exigé. Faute de médecins, certains départements mettent pourtant des PAP en place sans cet avis. Le Défenseur des droits, autorité indépendante dont les décisions sont des recommandations, estime dans sa décision du 25 mars 2026 que ces pratiques « sont contraires à la législation susvisée relative au PAP ». Et dans une ordonnance de 2025, le tribunal administratif de Melun a qualifié d’irrégulier un PAP mis en place « en l’absence d’avis du médecin de l’éducation nationale ».
Cela compte surtout pour les examens : un plan sans avis médical peut ne pas ouvrir la procédure simplifiée d’aménagement (section 7). Si l’école vous propose un PAP sans passage par le médecin, demandez par écrit si l’avis a été sollicité.
Dans le privé sous contrat
Le code de l’éducation vise aussi les établissements privés sous contrat pour l’accompagnement pédagogique des élèves (article D. 311-11). Mais tous n’ont pas accès au médecin de l’Éducation nationale, et les académies ne procèdent pas toutes de la même façon : dans la même décision, le Défenseur des droits rapporte la réponse d’un rectorat pour qui, dans le privé sous contrat, les aménagements ne sont pas soumis à l’avis d’un médecin de l’Éducation nationale. Demandez à l’établissement comment l’avis est recueilli dans votre académie.
4. Le formulaire national, partie par partie
Le PAP n’est pas un courrier libre : la circulaire impose un modèle. « Le plan d’accompagnement personnalisé est rédigé conformément au modèle annexé à la présente circulaire. » Ce document « se décline en quatre fiches distinctes pour l’école maternelle, l’école élémentaire, le collège et le lycée ». Le même document suit l’élève d’une année et d’un établissement à l’autre.
| Partie | Qui la remplit | Ce que vous vérifiez avant de signer |
|---|---|---|
| En-tête : nom de l’élève, date de naissance, responsables légaux, adresse | L’école | L’orthographe des noms et l’adresse : le document vous suivra |
| « Besoins spécifiques de l’élève » : points d’appui pour les apprentissages, conséquences des troubles sur les apprentissages | Le médecin de l’Éducation nationale | Que ce qui aide votre enfant figure aussi, pas seulement ce qui le gêne |
| Adaptations et aménagements, par niveau (cases à cocher) | L’équipe éducative, avec vous | Que les aménagements cochés sont peu nombreux, précis et réellement possibles en classe |
| Date, visa des parents, signature et tampon du directeur ou du chef d’établissement | Vous, puis l’école | Que la date est celle de l’année en cours ; que vous gardez un exemplaire signé |
| Bilan des aides : aménagements n’ayant pas atteint les objectifs escomptés, aménagements profitables | L’équipe, en fin de maternelle, de primaire, de collège et de lycée | Que ce bilan est rempli au changement de niveau, et qu’il s’appuie sur les évaluations annuelles |
Les cases à cocher : peu, mais tenues
Les fiches de l’école élémentaire, du collège et du lycée portent la même consigne en tête de liste : « L’ensemble des items n’est pas à renseigner. Seuls les items indispensables à l’élève sont à cocher. » La circulaire insiste : « Plutôt que de cocher un trop grand nombre d’items, il est préférable de mettre en évidence les aménagements et les adaptations pédagogiques indispensables. »
À l’école élémentaire, on y trouve par exemple « Installer l’élève face au tableau », « Permettre l’utilisation de l’ordinateur et de la tablette » et, pour les évaluations, « Accorder un temps majoré » ou « Donner les consignes à l’oral ». En maternelle, la fiche est organisée en points d’attention pour la conduite de la classe. Au collège et au lycée, les items sont rangés par discipline.
La circulaire demande à l’enseignant de centrer son action sur des aménagements « qui pourront être poursuivis tout au long de l’année scolaire ». Quelques aménagements choisis et réellement tenus valent mieux qu’une longue liste : ce sont aussi eux qui pourront être repris, en cohérence, aux examens (section 7). Pour des idées d’aménagements par trouble, voyez nos pages aménagements pour la dyslexie et aménagements pour un élève avec un TDAH.
Votre accord, et votre signature
Une fois le plan rédigé, la circulaire prévoit qu’il est « transmis à la famille afin de recueillir son accord ». Le formulaire porte une ligne « Visa des parents » à chaque mise à jour. Vous pouvez demander à relire le document avant de le viser, poser des questions, et demander qu’un aménagement utile soit ajouté ou qu’un aménagement irréaliste soit retiré.
5. Le calendrier, de la demande à la révision
Les textes fixent peu de délais. Les repères qui comptent :
Les étapes, de la demande à l’examen
À tout moment de l’année
Vous déposez la demande écrite, ou l’école vous propose un PAP.
repère : aucun délai de réponse n’est fixé par les textes
Après le constat
Le médecin de l’Éducation nationale donne son avis et remplit la partie « Besoins spécifiques ».
repère : le délai dépend de la disponibilité du médecin
Après l’avis
L’école rédige le plan avec l’équipe éducative, en vous associant, puis vous le transmet pour accord.
repère : circulaire de 2015, l’école élabore le plan puis le transmet à la famille « afin de recueillir son accord »
Chaque année
Le plan est révisé, et les aménagements sont évalués au regard des progrès de l’élève.
repère : article D. 311-13 pour la révision ; circulaire de 2015 pour l’évaluation
Avant la date limite d’inscription à l’examen
Pour le brevet ou le bac, la demande d’aménagement d’examen est déposée, avec ou sans PAP.
date limite : article D. 351-28, sauf si le trouble est révélé après
Au changement d’école
La circulaire demande qu’une « attention » soit portée à la transmission du plan « à chaque changement d’établissement scolaire, particulièrement lors de la liaison école-collège ou collège-lycée ». Ne comptez pas sur la seule transmission administrative : remettez vous-même une copie du dernier PAP signé au nouvel établissement, dès l’inscription.
6. Ce que le PAP change en classe
Le PAP ne crée ni moyens nouveaux ni personnel : c’est un accord écrit sur des gestes pédagogiques. La circulaire précise qui les met en œuvre : le plan « est mis en œuvre par le ou les enseignants de l’élève, avec l’appui des professionnels qui y concourent ». Dans le second degré, « le professeur principal est chargé de coordonner la mise en œuvre et le suivi » du plan.
Ce que le plan apporte, c’est de la continuité : les aménagements sont écrits, connus de toute l’équipe, et ils suivent l’élève d’une année à l’autre. Aucun texte ne dit en revanche qu’ils s’imposent à chaque enseignant (voir ci-dessous).
Si le plan n’est pas appliqué
Aucun texte ne dit aujourd’hui, en toutes lettres, que les aménagements du PAP s’imposent à chaque enseignant. C’est d’ailleurs une recommandation du Défenseur des droits, qui demande de l’inscrire dans le code. En cas de blocage, adressez-vous d’abord au professeur principal, puis au directeur ou au chef d’établissement, par écrit. Notre page sur le refus de PAP détaille les recours possibles, y compris quand le plan existe mais n’est pas appliqué.

Ce que l’enseignant peut faire sans attendre
Côté enseignant
Vous n’avez pas besoin d’un PAP signé pour aménager : placer l’élève près du tableau, lire une consigne à voix haute, réduire la copie ou accorder un peu plus de temps font partie de l’accompagnement pédagogique que le code de l’éducation confie « prioritairement » aux enseignants (article D. 311-11). Le plan sert à rendre ces gestes durables et partagés. Quand il existe, la circulaire prévoit qu’il « est mis en œuvre par le ou les enseignants de l’élève » : tenez les aménagements cochés, et notez ce qui marche ou non pour l’évaluation annuelle.
7. Le PAP et les examens
Au collège et au lycée, c’est un enjeu important du PAP. Le code de l’éducation prévoit que les candidats « qui disposent d’un plan d’accompagnement personnalisé au titre d’un trouble du neuro-développement peuvent bénéficier d’aménagements et adaptations » aux examens (article D. 311-13-1).
Surtout, l’article D. 351-28-1 leur ouvre une procédure simplifiée : ils adressent leur demande directement au service qui organise l’examen, « sans solliciter un nouvel avis médical ». Deux limites, écrites dans le même article : les aménagements demandés doivent être en cohérence avec ceux du plan, et la procédure simplifiée ne vaut pas quand le candidat sollicite « la majoration prévue au 2° de l’article D. 351-27 », c’est-à-dire du temps supplémentaire.
Sur ce dernier point, les textes ne disent pas la même chose. Le décret exclut toute majoration de temps de la procédure simplifiée ; la circulaire du 8 décembre 2020 ne renvoie à la procédure complète que la majoration supérieure au tiers-temps, et le formulaire national de procédure simplifiée du brevet permet d’y demander le tiers-temps. Nous ne tranchons pas : demandez à l’établissement quel formulaire remplir.
Le PAP ne garantit pas non plus les aménagements. Dans un jugement de 2025, le tribunal administratif de Melun l’a rappelé : « la seule circonstance qu’un projet d’accompagnement personnalisé ait été établi ne suffit pas à justifier que des aménagements soient octroyés aux examens et concours ». (Le jugement écrit « projet » pour « plan ».) C’est une raison de plus pour que les aménagements de l’examen soient ceux que votre enfant pratique déjà toute l’année.
La démarche, les formulaires et les recours sont détaillés dans notre page Tiers-temps aux examens.
8. PPS, PAI, PPRE : quand le PAP ne suffit pas
Passer au PPS
Si votre enfant a besoin d’une aide humaine, d’un matériel pédagogique adapté prêté par l’État, d’une dispense d’enseignement ou d’un maintien en maternelle, il relève d’une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. C’est le projet personnalisé de scolarisation (PPS), élaboré par l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH « à la demande » des parents (article D. 351-6). Vous pouvez saisir la MDPH directement, avec ou sans PAP. Notre page Le PPS à l’école explique la suite.
Ajouter un PAI
Le PAI répond à un autre besoin : une maladie, une allergie, un traitement à prendre à l’école. La circulaire de 2015 précise qu’un élève peut avoir un PAP et, en plus, un PAI « lorsqu’une pathologie le justifie ». Voir notre page Le PAI à l’école.
Et le PPRE ?
Le PPRE est un dispositif d’aide pour un élève qui risque de ne pas maîtriser les attendus de fin de cycle. Il peut être mis en place en attendant, mais ce n’est pas une condition pour obtenir un PAP, et il n’ouvre pas la procédure simplifiée d’aménagement d’examen. Quand un PAP est mis en place, il se substitue à l’éventuel PPRE.
Ce qu’il faut retenir
- Le PAP s’adresse aux élèves dont les difficultés scolaires durables viennent d’un trouble des apprentissages, de la maternelle au lycée.
- Vous pouvez le demander vous-même, à tout moment, au directeur d’école ou au chef d’établissement ; faites-le par écrit pour en garder la trace.
- Le constat des troubles peut venir du médecin qui suit votre enfant ; l’avis sur le PAP revient au médecin de l’Éducation nationale. La réforme qui supprimerait cet avis est annoncée mais pas parue.
- Le plan est rédigé sur un modèle national, avec vous : peu d’aménagements, précis et tenus, valent mieux qu’une liste entière cochée.
- Il est révisé chaque année et doit suivre votre enfant d’un établissement à l’autre : gardez toujours une copie signée.
- Pour une aide humaine, du matériel pédagogique adapté prêté ou une dispense d’enseignement, c’est la MDPH et le PPS, pas le PAP.
Questions fréquentes
Qui peut demander un PAP ?
Les parents, ou l’élève lui-même s’il est majeur, à tout moment de la scolarité, par une demande au directeur d’école ou au chef d’établissement. Le conseil des maîtres ou le conseil de classe peut aussi le proposer ; au collège et au lycée, le professeur principal peut en être à l’initiative.
Faut-il un diagnostic pour avoir un PAP ?
Il faut un constat des troubles des apprentissages. Selon la circulaire de 2015, il peut être fait par le médecin de l’Éducation nationale ou par le médecin qui suit l’enfant, au vu de son examen et, le cas échéant, des bilans. Le médecin de l’Éducation nationale donne ensuite son avis sur la mise en place du plan.
Le médecin scolaire est-il toujours obligatoire ?
Oui, à ce jour. L’article D. 311-13 du code de l’éducation exige toujours l’avis du médecin de l’Éducation nationale. Une réforme supprimant cet avis a été annoncée pour la rentrée 2026, mais le texte n’est pas paru. Un PAP mis en place sans cet avis risque de ne pas ouvrir la procédure simplifiée aux examens.
Quelle différence entre un PAP et un PPS ?
Le PAP est un plan pédagogique interne à l’école, pour un trouble des apprentissages, sans décision de la MDPH. Le PPS est élaboré par la MDPH à la demande de la famille ; il est nécessaire dès qu’il faut une aide humaine, un matériel pédagogique adapté prêté, une dispense d’enseignement ou un maintien en maternelle.
Le PAP donne-t-il droit au tiers-temps aux examens ?
Pas automatiquement. Un PAP accordé au titre d’un trouble du neurodéveloppement permet de demander des aménagements cohérents avec ceux du plan sans nouvel avis médical. Pour le temps supplémentaire, le décret et la circulaire de 2020 ne disent pas la même chose : demandez à l’établissement quel formulaire remplir.
Que faire si l’école refuse le PAP ?
Demandez une réponse écrite et motivée, complétez le dossier si c’est le motif, et contestez si nécessaire : recours gracieux, recours hiérarchique ou tribunal administratif. Notre page sur le refus de PAP détaille les démarches et les délais.
Sources
- Code de l’éducation, article L. 311-7.
- Code de l’éducation, article D. 311-13 (plan d’accompagnement personnalisé), en vigueur depuis le 21 novembre 2014.
- Code de l’éducation, article D. 311-13-1 (PAP et examens).
- Code de l’éducation, article D. 351-28 (demande d’aménagement d’examen).
- Code de l’éducation, article D. 351-28-1 (procédure simplifiée).
- Circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015, Le plan d’accompagnement personnalisé, Bulletin officiel n° 5 du 29 janvier 2015.
- Modèle national du plan d’accompagnement personnalisé, annexe de la circulaire n° 2015-016 (PDF).
- Mon Parcours Handicap, « Plan d’accompagnement personnalisé (PAP) ».
- Défenseur des droits, décision n° 2026-071 du 25 mars 2026.
- Assemblée nationale, question écrite n° 11306 et réponse du ministère publiée le 3 mars 2026.
- Tribunal administratif de Melun, jugement du 26 mai 2025 (aménagements d’examen), publié par le Défenseur des droits.
- Tribunal administratif de Melun, ordonnance du 28 mai 2025, n° 2506556, publiée par le Défenseur des droits.
- Code de l’éducation, articles D. 311-11, D. 351-6 et D. 351-27.
- Circulaire du 8 décembre 2020, Organisation de la procédure et adaptations et aménagements des épreuves d’examen et concours pour les candidats en situation de handicap, Bulletin officiel n° 47 du 10 décembre 2020.
La marche à suivre, sur une page à imprimer
Le PAP est-il la bonne réponse, le circuit de la demande en cinq étapes, le dossier à joindre et les quatre points à vérifier avant de signer.