Outil · Contrat de comportement
Contrat de comportement : l’écrire avec l’élève, le suivre chaque jour, et savoir quand il ne suffit pas
Un élève coupe la parole, quitte sa place, refuse de se mettre au travail, et les remarques ne changent plus rien. Le contrat de comportement est souvent l’outil auquel on pense : une feuille, un objectif, une évaluation chaque jour. Il a plus de chances d’aider quand il vise un seul comportement précis, qu’il est écrit avec l’élève, suivi de près et partagé avec la famille. Cette page dit ce que les textes prévoient, comment le construire pas à pas, ce que la recherche a observé sur le suivi quotidien, ce qu’il ne faut pas en faire, et quand il ne suffit plus. Un modèle à remplir est proposé en fin de page.
En bref
La circulaire du 27 mai 2014 ne parle pas de « contrat », mais d’engagement : au collège et au lycée, elle prévoit qu’un élève dont le comportement pose problème peut s’engager sur des objectifs précis, à l’oral ou à l’écrit, signé ou non, sans aucune obligation soumise à sanction au plan juridique, avec un suivi par un référent et l’information de ses représentants légaux. À l’école, le règlement type demande que les mesures d’encouragement soient expliquées et connues de tous. Un bon contrat vise un seul comportement observable, formulé en positif, évalué souvent et pendant une période courte. S’il ne suffit pas, d’autres réponses existent : l’équipe éducative à l’école, la commission éducative au collège et au lycée, ou un plan si un trouble est en cause.
Ce que vous devez faire cette semaine
Cinq gestes pour lancer un contrat qui a une chance de réussir.
- Observez deux ou trois jours et notez quand le comportement apparaît : à quel moment, dans quelle activité, après quoi.
- Choisissez un seul comportement à faire progresser, que l’élève peut réussir dès la première semaine.
- Écrivez l’objectif avec l’élève, en une phrase positive qu’il peut redire avec ses mots.
- Imprimez la fiche de suivi et décidez quand vous la remplirez ensemble : à la fin de chaque demi-journée, par exemple.
- Prévenez la famille : ce qui est visé, comment c’est suivi, et ce qu’elle peut faire à la maison.

1. Ce que les textes appellent un « contrat »
La circulaire du 27 mai 2014, qui s’applique aux collèges et aux lycées, ne parle pas de « contrat » mais d’engagement. Parmi les mesures de prévention, elle cite le fait « d’obtenir l’engagement d’un élève sur des objectifs précis en termes de comportement », et elle en fixe la portée en quatre phrases : « Cet engagement peut revêtir une forme orale ou écrite, être signé ou non. Il n’entraîne, en tout état de cause, aucune obligation soumise à sanction au plan juridique. Il doit s’accompagner de la mise en place d’un suivi de l’élève par un référent. Le représentant légal de l’élève doit en être informé. »
Au collège et au lycée, trois conséquences en découlent. Le contrat n’est pas un document juridique : il n’entraîne aucune obligation soumise à sanction. Il ne vit pas seul : quelqu’un suit l’élève et fait le point avec lui. Et la famille est informée, ce qui ne veut pas dire qu’elle doit signer.
À l’école maternelle et élémentaire
Pour le premier degré, le règlement type départemental de 2014 ne parle pas d’engagement, mais il pose deux règles qui s’appliquent au contrat. D’une part, « les mesures d’encouragement ou de réprimande, de nature différente en fonction de l’âge de l’élève, sont expliquées et connues de tous » : ce que l’élève gagne en tenant son contrat se dit clairement, à lui et à ses parents. D’autre part, les réprimandes « ne peuvent elles-mêmes en aucun cas porter atteinte à l’intégrité morale ou physique d’un enfant », et le règlement intérieur de l’école doit préciser que « tout châtiment corporel ou traitement humiliant est strictement interdit » : un contrat n’a pas à exposer un élève devant la classe.
Au collège et au lycée, les repères du tableau viennent de la circulaire de 2014 ; à l’école, aucun texte relevé ne fixe la forme ni le suivi du contrat, mais ce sont de bons repères.
| Question | Ce qu’est un contrat de comportement | Ce qu’il n’est pas |
|---|---|---|
| Sa nature | Un engagement de l’élève sur un objectif précis, avec un suivi | Un document juridique : au collège et au lycée, il n’entraîne aucune obligation soumise à sanction |
| Sa forme | Oral ou écrit, signé ou non | Un formulaire officiel : aucun modèle national n’existe |
| Qui le suit | Un adulte référent (exigé au collège et au lycée), qui fait le point avec l’élève | Une feuille remplie par l’élève seul, sans retour |
| La famille | Informée, et associée si possible | Une signature obligatoire des parents |
| Sa durée | Une période courte, puis un bilan | Un dispositif permanent sans fin prévue |
2. Quand y recourir, et quand il ne suffit pas
Le contrat convient à un comportement précis et répété, que l’élève peut apprendre à maîtriser avec un objectif clair et un retour fréquent : lever la main avant de parler, rester à sa place pendant une consigne, ranger son matériel avant de sortir. Il convient moins à une crise ponctuelle, à un conflit entre élèves ou à une difficulté qui dépasse ce que l’élève peut contrôler seul.
Quand le comportement perturbe gravement et durablement
À l’école, le règlement type prévoit une étape précise : « Lorsque le comportement d’un élève perturbe gravement et de façon durable le fonctionnement de la classe malgré la concertation engagée avec les responsables légaux, sa situation doit être soumise à l’examen de l’équipe éducative ». Le psychologue de l’éducation nationale et le médecin de l’éducation nationale sont alors associés pour définir les mesures appropriées. Au collège et au lycée, la circulaire de 2014 confie à la commission éducative, réunie par le chef d’établissement, le soin d’examiner la situation d’un élève « dont le comportement est inadapté aux règles de vie dans l’établissement », et d’assurer le suivi des mesures de prévention, dont l’engagement fait partie.
Quand un trouble est en cause
Si l’élève a, ou pourrait avoir, un trouble qui explique une partie de son comportement (un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, par exemple), le contrat peut accompagner ce qui est fait, jamais le remplacer. Les adaptations durables relèvent d’un plan : voir PAP, PPS, PPRE, PAI : lequel choisir ?. Pour un élève avec un TDAH, la stratégie d’ensemble en classe est détaillée dans Le TDAH en classe : ce que vous pouvez faire seul, et ce qui demande un plan, et ce qu’on écrit dans le plan dans Aménagements pour un élève avec un TDAH.
3. Un seul objectif, formulé pour être réussi
Les ressources consultées demandent un objectif précis. Le portail de l’académie de Strasbourg demande des comportements « précis, ponctuels, repérables et limités », et donne en contre-exemple « être gentil avec les copains », trop vaste pour être évalué. Il recommande un seul objectif à la fois, et résume la démarche par une règle : « amener l’enfant à réussir ». La circonscription de Chenôve, dans l’académie de Dijon, admet deux ou trois objectifs évalués chaque demi-journée et gardés une ou deux semaines. Nous conseillons de commencer par un objectif, deux au plus : la première semaine doit apporter des réussites.
Les quatre critères d’un bon objectif
- Observable : un adulte qui entre dans la classe peut dire, sans interpréter, si c’est fait ou non.
- Positif : il dit ce que l’élève fait, pas ce qu’il cesse de faire. La circonscription de Chenôve le recommande : « toujours une formulation dans le positif (éviter le “ne …pas”) ».
- Situé : il précise le moment où il s’applique (pendant les consignes, en récréation, dans le rang).
- À sa portée : l’élève peut le réussir la plupart du temps dès les premiers jours ; on monte ensuite d’un cran.
| Trop vague | Pourquoi ça ne marche pas | Formulé pour être réussi |
|---|---|---|
| Être sage | Personne ne sait ce qui est attendu, ni quand c’est atteint | Je reste assis à ma place pendant que l’enseignant donne la consigne |
| Ne plus crier | Il dit ce qu’il ne faut pas faire, pas ce qu’il faut faire | Je lève la main et j’attends qu’on me donne la parole |
| Respecter les autres | Trop large pour être évalué chaque demi-journée | Dans le rang, je garde mes mains pour moi |
| Travailler | Il ne dit ni quoi, ni combien, ni quand | Je commence l’exercice dans les deux minutes qui suivent la consigne |
| Bien se tenir à la cantine | Personne ne sait ce que « bien se tenir » veut dire, ni qui l’évalue à la cantine | À la cantine, je reste assis jusqu’à ce qu’on m’appelle |
4. L’écrire avec l’élève, en six étapes
Le contrat se construit avec l’élève, pas pour lui. Selon le portail de l’académie de Strasbourg, l’enfant choisit avec l’adulte les points à faire évoluer, et le contrat est présenté aux adultes qui le côtoient, l’enfant présent.
- Un entretien à deux, au calme, hors d’un moment de crise : ce qui se passe bien, ce qui est difficile pour lui, ce qu’il aimerait changer.
- Le choix de l’objectif, ensemble : vous proposez, il reformule. S’il ne peut pas redire l’objectif avec ses mots, il est trop compliqué.
- Le critère de réussite : à quoi verra-t-on que c’est réussi ? Une demi-journée réussie, ou un nombre de fois par demi-journée.
- Le moment de l’évaluation : à la fin de chaque demi-journée, deux minutes, toujours au même moment. Pour des situations extrêmes, le portail de l’académie de Strasbourg admet des temps très courts, de l’ordre de cinq minutes.
- Ce qui suit la réussite : un mot, un tampon, une responsabilité, un moment choisi. On le décide avant de commencer, et on s’y tient.
- La durée et le bilan : une ou deux semaines, puis un bilan avec l’élève. Si l’objectif est atteint, on le garde quelques jours, puis on passe au suivant.
Pour les plus jeunes
En maternelle et au début de l’élémentaire, la circonscription de Chenôve propose d’utiliser des images pour les élèves qui ne lisent pas encore. Un exemple de contrat de grande section diffusé par la direction de l’enseignement de la Nouvelle-Calédonie applique un principe simple : « colorier uniquement les réussites de l’enfant ». Ce qui n’est pas réussi n’est donc pas marqué.
5. La fiche de suivi, demi-journée par demi-journée
Le contrat fixe l’objectif ; la fiche de suivi rend les progrès visibles. C’est une grille simple : les jours de la semaine, le matin et l’après-midi, et une case par demi-journée, que l’élève remplit avec l’adulte. La circonscription de Chenôve note qu’elle aide à repérer les matinées ou les après-midis « plus difficiles » pour l’enfant.
Ce que la recherche a observé
Ce type de fiche a été étudié dans la recherche anglophone sous le nom de daily behavior report card. Une méta-analyse publiée en 2010 dans la revue School Psychology Review a rassemblé 17 études, toutes menées sur un petit nombre d’élèves suivis individuellement. Les résultats varient beaucoup d’une étude à l’autre, et les auteurs en concluent qu’il faut soigner la manière de mettre la fiche en place. Deux conditions sont associées à de meilleurs résultats : une forte implication de la famille, et une utilisation de la fiche sur l’ensemble de la journée, pas seulement dans un cours.
Cette étude ne permet pas de promettre un résultat à un élève donné. Elle invite surtout à soigner deux points : associer la famille, et utiliser la fiche sur toute la journée.
Ce qu’on écrit sur la fiche
- L’objectif, recopié en haut, avec les mots de l’élève.
- Une case par demi-journée, remplie ensemble, à heure fixe.
- Une ligne pour le commentaire de l’adulte, qui souligne ce qui a réussi.
- Une ligne pour la famille, qui peut écrire un mot d’encouragement.
- Le bilan de la semaine : objectif atteint, à garder, ou à changer.
6. Ce qui suit la réussite, et ce qui suit l’échec
Le contrat repose sur l’encouragement. Pour les élèves avec un TDAH, la Haute Autorité de santé propose, dans ses conseils aux enseignants de juillet 2024, d’« offrir un renforcement positif fréquent, récompenser par des remarques agréables ses efforts comportementaux », et, chaque fois que l’élève termine une étape d’un travail, de le féliciter « personnellement et de façon ciblée sur ses aptitudes et stratégies ». La circonscription de Chenôve va dans le même sens : « Il est important de valoriser de façon positive les comportements adaptés. »
Quand c’est réussi
- Dites-le tout de suite, et précisément : ce qu’il a fait, pas seulement « c’est bien ».
- Tenez ce qui était prévu, à chaque fois.
- Au bout d’une ou deux semaines réussies, gardez l’objectif quelques jours, puis passez au suivant.
Quand ce n’est pas réussi
Une demi-journée manquée ne se punit pas au titre du contrat : il repose sur l’encouragement. Au collège et au lycée, la circulaire de 2014 précise d’ailleurs que l’engagement n’entraîne « aucune obligation soumise à sanction au plan juridique ». La case reste vide, on en parle brièvement, et on repart à la demi-journée suivante. Si les échecs se répètent, c’est souvent l’objectif qui est trop ambitieux : on le réduit. Pour un élève avec un TDAH, la HAS demande en outre de ne pas le « punir » en le privant de temps libre où il peut bouger, comme les récréations.
Les réprimandes (à l’école) ou les punitions et sanctions (au collège et au lycée) prévues par le règlement intérieur continuent de s’appliquer aux faits qui les justifient : le contrat ne les remplace pas, et un échec au contrat n’en ajoute pas.
7. La famille : l’informer, l’associer
Au collège et au lycée, la circulaire de 2014 est nette : « Le représentant légal de l’élève doit en être informé. » À l’école, le règlement type demande que les mesures d’encouragement soient connues de tous, parents compris.
Informer ne veut pas dire faire signer. Aucun texte n’impose la signature des parents, ni celle de l’élève : l’engagement peut être « signé ou non ». Le contrat peut donc être signé par l’élève seul, par l’élève et l’adulte référent, ou aussi par les parents : l’essentiel est que la famille sache ce qui est visé et comment c’est suivi.

Associer la famille au suivi
La méta-analyse de 2010 associe une forte implication de la maison à de meilleurs résultats. Concrètement, la fiche de suivi rentre à la maison chaque fin de semaine, ou chaque jour dans le cahier de liaison. Les parents lisent, encouragent, et peuvent écrire un mot sur la fiche ; l’exemple de contrat diffusé en Nouvelle-Calédonie prévoit justement que les parents puissent commenter les réussites de leur enfant chaque fin de semaine. Ce qui est réussi à l’école peut être relevé à la maison, sans y ajouter de punition pour ce qui ne l’est pas.
Côté famille
Si l’école vous propose un contrat de comportement pour votre enfant, vous pouvez demander quel est l’objectif exact, qui le suit, quand la fiche est remplie et comment vous en aurez des nouvelles. Aucun texte n’impose votre signature : l’important est que vous soyez informé de l’objectif et du suivi. Si le comportement de votre enfant vous inquiète au-delà de la classe, ou si vous pensez qu’un trouble peut l’expliquer, parlez-en à l’enseignant et au médecin ou au psychologue de l’éducation nationale : un contrat ne remplace pas un avis ni un plan.
8. Ce qu’il ne faut pas en faire
Un contrat mal utilisé peut aggraver ce qu’il devait améliorer. Les textes et les ressources consultées convergent sur quelques limites.
- Ne l’affichez pas devant la classe. La fiche est un document entre l’élève et les adultes qui le suivent. À l’école, le règlement type demande que le règlement intérieur interdise tout « traitement humiliant » ; une fiche exposée à toute la classe risque d’en devenir un.
- Ne le transformez pas en outil de punition. Au collège et au lycée, l’engagement n’entraîne aucune obligation soumise à sanction ; partout, une case vide n’est pas une faute.
- N’en faites pas une mesure collective. Le contrat est individuel : il porte sur l’objectif d’un élève, et personne d’autre ne gagne ni ne perd selon ses résultats.
- N’empilez pas les objectifs. Un, deux au plus, et un nouveau seulement quand le précédent est acquis.
- Ne le laissez pas courir sans bilan. Une période courte, un bilan, puis une décision : garder, changer, ou arrêter.
Avant de lancer le contrat
Avant de lancer le contrat : les huit vérifications
Ce qu’il faut retenir
- Au collège et au lycée, la circulaire de 2014 parle d’engagement : oral ou écrit, signé ou non, sans obligation soumise à sanction, avec un suivi par un référent et l’information du représentant légal. À l’école, les mesures d’encouragement doivent être connues de tous.
- Un seul objectif au départ, observable, positif, à la portée de l’élève dès la première semaine.
- Une fiche remplie avec l’élève à heure fixe, chaque demi-journée, et partagée avec la famille.
- On encourage la réussite ; on ne punit pas l’échec au titre du contrat.
- Le contrat ne s’affiche pas devant la classe et ne remplace ni l’équipe éducative, ni un plan.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un contrat de comportement à l’école ?
C’est un engagement de l’élève sur un objectif de comportement précis, suivi chaque jour avec un adulte. Les textes officiels parlent d’engagement plutôt que de contrat : au collège et au lycée, la circulaire du 27 mai 2014 prévoit qu’il peut être oral ou écrit, signé ou non, qu’il n’entraîne aucune obligation soumise à sanction au plan juridique, qu’il s’accompagne d’un suivi par un référent et que les représentants légaux en sont informés.
Comment rédiger un contrat de comportement avec un élève ?
Lors d’un entretien au calme, choisissez avec lui un seul comportement à faire progresser, formulé en positif et observable (« je lève la main et j’attends qu’on me donne la parole »). Fixez le moment de l’évaluation, par exemple la fin de chaque demi-journée, ce qui suit la réussite, et une durée d’une ou deux semaines avant un bilan.
Combien d’objectifs mettre dans un contrat de comportement ?
Un seul au départ. Le portail de l’académie de Strasbourg recommande un objectif à la fois ; la circonscription de Chenôve admet deux ou trois objectifs évalués chaque demi-journée. Commencer par un, deux au plus, laisse à l’élève une vraie chance de réussir dès la première semaine.
Les parents doivent-ils signer le contrat de comportement ?
Aucun texte ne l’impose : l’engagement peut être signé ou non. En revanche, au collège et au lycée, la circulaire de 2014 demande que le représentant légal en soit informé, et à l’école les mesures d’encouragement doivent être connues de tous. Associer la famille au suivi est utile : la recherche sur la fiche de suivi quotidienne relie une forte implication de la maison à de meilleurs résultats.
Un contrat de comportement convient-il à un élève avec un TDAH ?
Il peut accompagner ce qui est fait pour lui, sans rien remplacer. Il doit reposer sur l’encouragement : dans ses conseils aux enseignants, la Haute Autorité de santé propose, pour ces élèves, d’« offrir un renforcement positif fréquent ». Il ne remplace pas les adaptations d’un plan, et la HAS demande de ne pas « punir » l’élève en le privant de temps libre où il peut bouger, comme les récréations.
Que faire si le contrat de comportement ne fonctionne pas ?
Réduisez d’abord l’objectif : des échecs répétés signalent souvent un objectif trop ambitieux. À l’école, si le comportement continue de perturber gravement et durablement la classe malgré la concertation avec la famille, le règlement type prévoit l’examen de la situation par l’équipe éducative. Au collège et au lycée, la circulaire de 2014 confie à la commission éducative, réunie par le chef d’établissement, l’examen de la situation d’un élève « dont le comportement est inadapté aux règles de vie dans l’établissement ».
Sources
- Haute Autorité de santé, Trouble du neurodéveloppement / TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents, recommandation de bonne pratique, juillet 2024 — annexe 1, « Conseils et stratégies à destination des enseignants ».
- Ministère de l’Éducation nationale, circulaire n° 2014-059 du 27 mai 2014, Application de la règle, mesures de prévention et sanctions, Bulletin officiel n° 22 du 29 mai 2014.
- Ministère de l’Éducation nationale, circulaire n° 2014-088 du 9 juillet 2014, Règlement type départemental des écoles maternelles et élémentaires publiques, Bulletin officiel n° 28 du 10 juillet 2014.
- Vannest K. J., Davis J. L., Davis C. R., Mason B. A. et Burke M. D., « Effective Intervention for Behavior With a Daily Behavior Report Card: A Meta-Analysis », School Psychology Review, vol. 39, n° 4, 2010, p. 654-672.
- Académie de Strasbourg, portail pédagogique du Haut-Rhin (premier degré), « Contrats de comportement ».
- Circonscription de Chenôve (académie de Dijon), C. Vadot-Mugneret, conseil pédagogique de circonscription ASH, « Le contrat de comportement » (PDF).
- Direction de l’enseignement de la Nouvelle-Calédonie, « Voici un exemple de « contrat de comportement » », contrat de grande section de maternelle (PDF).
Le contrat et sa fiche de suivi, sur une page à imprimer
L’objectif à écrire avec l’élève, le moment et le critère de réussite, la grille de la semaine où l’on ne colorie que les réussites, la place pour le mot de l’adulte et celui de la famille, et le bilan.